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Franchissement de passage à niveau de Donka : une catastrophe évitée de justesse !

Le samedi 14 août, aux environs de douze heures, le train minier de la Rusal CBK, à la remontée du port vers la gare de Simbaya, a manqué de peu de percuter un camion, au passage à niveau de la mosquée Fayçal. Pour les familiers de la zone, nous sommes au point de jonction entre l’autoroute et la route qui mène au carrefour Donka. (Photo d’archives)

C’est, dans une large part, grâce à la dextérité et au professionnalisme des préposés au passage à niveau que la catastrophe a été évitée. Ils ont vite évalué la gravité de la situation pour réagir et faire arrêter le train par des signes conventionnels appropriés. Juste à temps !

Alors qu’au même moment, un camion, chargé à bloc de marchandises, était immobilisé sur les rails, moteur éteint ! Ce camion, en provenance du port autonome, roulait sur l’autoroute en direction de la banlieue. C’est à partir du carrefour Fayçal qu’il s’est dirigé vers Donka. Et là, au moment de traverser les rails, un ennui technique est survenu, qui l’a bloqué sur place. Au mauvais endroit et au mauvais moment !

Tout le monde a été pris de court. De tous côtés, l’on a senti monter l’inquiétude et le désarroi. Quand le train s’annonce au loin et qu’au même moment, un gros camion chargé, qu’on ne peut pousser, se trouve bloqué sur les rails, avouons qu’il y a de quoi être angoissé. C’est le moins qu’on puisse dire !

Heureusement, cette tension n’a pas duré. Pendant que les nombreux témoins sur les lieux restent éberlués, y compris la police, s’attendant au pire, voilà que des solutions sont rapidement amorcées et mises en œuvre à deux niveaux, par deux groupes distincts de secouristes. Tout cela, spontanément ou, en tout cas, sans coordination apparente qui les lient.

D’un côté, ceux qui s’activent pour immobiliser le train, de l’autre, ceux qui cherchent à sortir le camion bloqué sur les rails à deux voies.  C’est devant cette situation de grande tension, qu’un camionneur s’est engagé à débloquer la situation et apporter la solution libératrice.

Il a utilisé le plateau de sa semi-remorque pour pousser par l’arrière le camion bloqué, jusqu’à l’extraire de l’étau des rails dans lequel il était encastré. Nous apprendrons que ce sauveteur fait partie des nombreux camionneurs en attente d’accéder au port autonome, stationnés non loin de là, entre les rails et l’autoroute. Pendant qu’il réussissait cette prouesse, l’autre groupe, par les signaux conventionnels appropriés parvenait également à arrêter le train.

Ainsi a-t-on évité de vivre une catastrophe qui pouvait avoir des conséquences énormes et étendues. Pourvu que ce cas, potentiellement grave et rapidement résolu, ne soit pas traité comme un simple épiphénomène par les différents secteurs concernés, à savoir, la police routière, la police des chemins de fer, le transporteur de minerais, l’union nationale des transporteurs routiers, les TP, l’urbanisme, pour ne citer que ceux-là. Chacun d’eux doit s’en inspirer et tirer des leçons. Il est avéré que l’anticipation est toujours porteuse de victoires contre les risques intrinsèques, pour toutes les structures, de quelque envergure qu’elles soient.

Nous avons déjà signalé l’état de dégradation avancé de la plupart des passages à niveau de grande fréquentation, dans la capitale. Nous avons aussi insisté pour dire que leur franchissement pose de sérieux problèmes aux conducteurs d’engins. Ils sont sources de ralentissements ou de blocages de la circulation à cause des difficultés que les usagers éprouvent à les franchir sans casse. Toutes choses qu’il est loisible de constater, au gré des pérégrinations à travers la ville.

Si l’on veut éviter que surviennent des situations similaires à celle décrite ici, il y a lieu d’interpeller tous les acteurs intervenant dans la gestion de la problématique, pour qu’ils jouent pleinement leur partition.

C’est ainsi qu’au lieu d’attendre un meilleur dispatching du circuit des gros camions, si tant est qu’ils ont à voir dans cette situation à risques, nous pensons qu’un aménagement correct de tous les passages à niveau dégradés s’impose d’abord, en tout premier lieu. C’est cela qui conditionne la sécurité souhaitée à leur traversée pour tous les usagers et qui limite les impacts négatifs sur la fluidité de la circulation qu’ils peuvent engendrer.

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