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Arrêt sur image : quand ce que l’on nettoie reste au sol et tarde à être ramassé

Sur l’autoroute, en direction de l’aéroport, de la remontée de Dabondy jusqu’à l’orée du marché Gbessia, un nettoyage du terre-plein central est entrepris pour le débarrasser des mauvaises herbes qui l’envahissent. Une activité fort louable qu’il faut saluer et encourager.

Le seul bémol que l’on note dans son exécution tient à l’idée de désordre ambiant qui l’a probablement caractérisé. Les herbes ne sont pas regroupées et enlevées au fur et à mesure qu’on les coupe. On les a laissées plutôt tomber au sol et leur amoncellement crée une illusion d’optique. On a l’impression de voir des herbes qui poussent sur la chaussée. Ce qui donne une idée d’abandon et de désintérêt total pour l’entretien de cette artère principale qui conduit de l’aéroport au centre-ville. Heureusement qu’il n’en est rien !

Cette image nous rappelle le traitement réservé aux ordures solides et liquides que l’on extrait des caniveaux, pendant les campagnes d’assainissement menées ici et là, à travers la ville. Il faut dire que dans un premier temps, le nettoyage est toujours fait avec enthousiasme. C’est après seulement que les problèmes surgissent et donnent à croire que rien n’est planifié dans tout ce qui a été entrepris.

Les ordures accumulées tardent à être ramassées. Cela met même longtemps à se concrétiser. Et quand enfin un moyen est trouvé pour les enlever, l’on se rend compte qu’une bonne partie de ce qui était entassé en bordure de chaussée est retombé dans le caniveau. Il faut encore recommencer le nettoyage. Un vrai patinage !

Comme pour dire que lorsqu’on ne suit pas correctement les étapes qui jalonnent le déroulement d’une quelconque activité, la nature interfère toujours pour combler les vides.  Le processus est invariable. Pour ce cas de figure, les détritus, préalablement entassés s’amoindrissent peu à peu sous l’effet du vent, des eaux de ruissellement, des mouvements des piétons et des véhicules.

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Ils peuvent aussi, comme dit plus-haut, disparaître progressivement de la vue des passants, en retournant tout simplement à leur ancienne place, dans le caniveau.

Dans le même registre nous pouvons évoquer le cas des dalles qui recouvrent les caniveaux. Pour des besoins de curage, on les enlève dans la précipitation. Et après on ne les remet pas en place ou si cela est entrepris, ce n’est jamais correctement fait, comme à l’origine. D’où des désordres dans leur agencement ou des casses.

Vivement, que l’on change de méthode de travail.

Dans nos opérations d’assainissement, ne déplaçons que ce que nous pouvons remettre correctement en place.

De même, ne collectons des ordures que lorsque nous sommes sûrs de les dégager sans attendre.

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