
Une scène inhabituelle s’est déroulée dans la sous-préfecture de N’zoo, préfecture de Lola, où une affaire liée à l’identification de sorciers présumés a défrayé la chronique dans le ²quartier Kpagamou, au sein de la commune rurale de N’zoo.
Selon les informations recueillies, une femme d’environ 60 ans, mère de sept enfants (quatre garçons et trois filles), a été présentée devant la population locale par un féticheur, dans le cadre d’une séance publique visant à identifier des présumés auteurs de pratiques de sorcellerie dans la commune.
Au cours de cette séance, la sexagénaire aurait admis certains faits devant l’assistance. Elle a notamment révélé détenir une « marmite mystérieuse », qui serait censée symboliser l’avenir de ses enfants. Elle aurait également expliqué que tant que cette marmite restait cachée, ses enfants ne pouvaient réussir dans la vie. En conséquence, elle aurait présenté des excuses publiques, affirmant avoir, de son propre aveu, retardé leur réussite.
Dans la suite de cette démonstration, la vieille dame aurait désigné l’emplacement où un bâton fétiche était caché. Elle aurait aussi désigné une autre femme âgée, qu’elle accusait de complicité. Cependant, cette dernière a fermement rejeté ces accusations, niant toute implication et affirmant n’avoir aucune connaissance des faits qui lui étaient reprochés.
Selon plusieurs témoignages, cette deuxième femme aurait même accepté que le féticheur tente de prouver sa culpabilité, mais celui-ci n’aurait pas réussi à fournir de preuves convaincantes.

Une plainte et une enquête en cours
L’affaire a pris une tournure juridique le samedi dernier, lorsque les enfants de la deuxième femme accusée ont déposé plainte contre le féticheur. Le dossier est désormais pris en charge par la gendarmerie, qui devra établir les responsabilités dans cette affaire, devenue particulièrement sensible au sein de la communauté locale.
De son côté, le féticheur a affirmé avoir également obtenu l’accord du propriétaire de la concession où le bâton fétiche a été retrouvé.
Des conséquences inattendues pour la deuxième accusée
Par ailleurs, les enfants de la deuxième femme accusée ont rapporté que leur mère serait tombée malade au cours de l’intervention du féticheur. Ils affirment l’avoir conduit à l’hôpital pour des soins médicaux.
Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances exactes de cet incident qui continue de susciter de nombreux commentaires et inquiétudes au sein de la localité.
Cette affaire complexe met en lumière la sensibilité des croyances traditionnelles, notamment les accusations de sorcellerie, dans certaines régions. Les autorités locales devront faire preuve de rigueur et de discernement pour résoudre ce dossier qui a pris une ampleur inattendue, tant au niveau juridique que social.
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Joint au téléphone le président de la délégation spéciale de Nzoo dit qu’il n’a pas été informé de cette situation. « Je n’ai aucune information concernant cette affaire », a-t-il conclu.

