
À l’approche des élections législatives et communales, la voix de l’Église catholique s’est faite entendre dans le débat public guinéen. Depuis N’Zérékoré, Monseigneur Raphaël Balla Guilavogui a délivré un message à la fois spirituel et politique : la Guinée ne doit pas réduire l’expression des opinions divergentes à des considérations ethniques, familiales ou partisanes.
À l’occasion de la célébration de la Pentecôte, l’archevêque a appelé les Guinéens à faire de la diversité « une richesse » plutôt qu’un facteur de division. Dans un contexte électoral déjà marqué par des tensions et des calculs communautaires, le prélat a mis en garde contre une démocratie qui se limiterait aux liens de parenté ou aux réflexes identitaires.
« Nous ne devons pas faire taire les voix différentes », a-t-il martelé devant des fidèles, ainsi que des autorités administratives, militaires et religieuses. Un appel clair à la tolérance politique et au respect du débat contradictoire dans un pays régulièrement confronté à des fractures sociopolitiques.
À travers cette homélie, l’Église catholique entend jouer un rôle de vigie morale face aux risques de crispation en période électorale. Derrière le discours religieux, c’est un plaidoyer pour des élections apaisées, inclusives et crédibles qui a été lancé depuis le sud forestier.

