Insécurité à Labé : deux commerçants blessés par balle lors d’une attaque nocturne

La commune urbaine de Labé a été le théâtre d’une violente attaque à main armée dans la nuit du vendredi au samedi 25 avril 2026. Deux commerçants, qui regagnaient leur domicile, ont été pris pour cible par des individus armés dans le quartier Tata 2. Blessées par balles et profondément choquées, les victimes témoignent d’une agression qui relance les inquiétudes autour de la montée de l’insécurité dans la cité de Karamoko Alpha.
Les faits se sont déroulés précisément au secteur Missidé Hindé, aux environs de 21h40. Selon les témoignages recueillis, quatre assaillants circulant sur une seule moto auraient tendu une embuscade dans une zone peu éclairée. Armés et cagoulés, ils ont ouvert le feu sur leurs victimes après une tentative de résistance.
« C’est au niveau du manguier de Missidé Hindé, en allant vers le terrain, que nous les avons croisés. Ils étaient quatre sur une moto. On aurait dit qu’ils attendaient des passants. Nous rentrions du travail, ma sœur et moi, lorsqu’ils ont exigé notre sac. Face à notre refus, une altercation a éclaté, puis ils ont tiré. Nous avons été touchés aux pieds », raconte Alhassane Diallo, l’une des victimes.
Profitant de l’obscurité et de l’absence d’éclairage public, les agresseurs ont pu agir sans être identifiés. « Ils étaient tous cagoulés et nous attendaient dans un coin sombre. Nous n’avons pas pu voir leurs visages. Notre commerce est situé dans ce secteur et nous faisons souvent ce trajet à pied », ajoute-t-il.
Touché aux deux pieds, Alhassane Diallo estime que sa résistance a provoqué la réaction violente des assaillants. « Je pense que c’est parce que j’ai refusé de céder le sac qu’ils ont tiré. Ma sœur a également été blessée, mais moins gravement. Ils ont tiré à deux reprises avant de s’emparer du sac contenant de l’argent et des téléphones. Il s’agissait principalement de la recette journalière », précise-t-il.
Cet acte criminel met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des commerçants face à la recrudescence de l’insécurité à Labé. Actuellement pris en charge à l’hôpital régional, les deux victimes appellent à un renforcement des mesures de sécurité, notamment les patrouilles nocturnes et l’éclairage public dans les zones à risque.
