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Revue de presse : encore le Nabayagate et la gouvernance Condé,  mais aussi la tentative d’isoler Dalein

Cette semaine, comme depuis quelques semaines,  les hebdomadaires guinéens ont encore écrit sur le Nabayagate et la gouvernance d’Alpha Condé.

« Guinée : le gouvernement et le Nabayagate/Une partie de…honte pour le Premier ministre », barre La Lance à sa une avec comme illustration le Premier ministre Kassory Fofana et la ministre Zenab Nabaya Dramé assis côte à côte. Pour l’hebdomadaire, le Nabayagate est en train de distribuer ses nuisances à la presse. Les seuls victimes,  estimet-il, seront très probablement les hommes des médias. « Ce sont eux qui se sont trompés pour déranger une honorable dame qui coiffe tout un ministère. Peut-être ne savent-ils pas que le pays d’Alpha Condé a entrepris de faire de la promotion des jeunes et des femmes. Alors chez nous, quand une femme est nommée ministre, on l’applaudit. On ne l’emmerde pas. Surtout que dans le cas d’espèce, la nouvelle élue avait été DAF dans deux honorables ministères où aucun soupçon n’a pesé sur toutes celles qui ont pataugé dans l’argent du contribuable. Si les fouilles-merdes de la presse voulaient mettre leur nez quelque part, ils n’avaient qu’à aller planter leur chou ailleurs. Mais ils vont voir que ce n’est pas à tous  les chouchous qu’il faut s’attaquer. Ils seront les premiers à s’expliquer devant la justice », ironise le journal. Et d’écrire : « comme toutes les valeurs traditionnelles n’ont pas totalement disparue du continent africain, c’est de ce côté-là qu’il faudrait se tourner pour évaluer la part de la honte allouée à la Primature de Cas-Sorry Faux-Fama. Tout le monde a entendu la Ministre Djénab Dramé dire aux éventuels complices des enquêteurs de prendre son poste et de laisser son honneur. Grand Dieu ! Pourquoi Kassory ne l’aide pas dans ce sens ? Pourquoi continue-t-il à la garder dans son gouvernement ? Pourquoi accepte-t-il de se taper cette partie de la honte que comporte le Nabayagate ? Il avait pourtant crié sur tous les toits que Premier Ministre, il allait mettre fin à la dilapidation des fonds publics. Kassory aurait dû faire d’une bière deux gouts : profiter de cette demande pour libérer Mme Dramé afin de couper l’herbe sous les pieds de la Justice au cas où celle-ci prétexterait d’une fonction ministérielle pour se mettre à trembler… »

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« Le développement en panne ! », affirme Le Lynx. Le satirique écrit qu’avec une assiette fiscale mal évaluée, la Guinée a l’un des taux de pression fiscale les plus bas au monde. Le bled peine à mobiliser les ressources internes pour faire face à ses obligations. « En Guinée, même le potentiel fiscal est un peu mal connu. Prenez la fiscalité immobilière, elle est très mal connue. L’assiette fiscale comme telle n’est pas bien définie. Si vous ne savez pas qui doit contribuer, il va de soi que vous allez manquer de personnes qui doivent contribuer. Il y a un gros problème de détermination de l’assiette fiscale et un gros problème de recouvrement de l’assiette existante », écrit Le Lynx, qui croit qu’il y a pourtant du potentiel fiscal. Le journal qu’il y a pourtant une multitude de solution. Mais, tout dépend de la volonté politique. « Pour Dr Hamidou Barry, il faut travailler à la fiscalisation du secteur privé informel. ‘’ Avoir une approche économique du secteur informel, en montrant l’avantage de se formaliser… », écrit le journal.

« Le régime tente d’isoler Dalein Diallo du reste du monde », barre Le Populaire à sa Une. Le journal relate qu’en partance  pour Dakar, vendredi 4 décembre 2020, l’épouse de Cellou Dalein Diallo a été éconduite par les autorités policières de l’aéroport de Conakry Gbessia. Pour le motif qu’elle n’était pas munie d’une «autorisation de sortie de territoire ». Alors que, jusque-là, un tel document n’était pas exigé par la police des frontières pour voyager d’une capitale d’un pays de la Cedeao à une autre. « Mais, on l’a compris, quand on s’appelle Halimatou Dalein Diallo, le droit inaliénable de circuler qui n’avait jamais été restreint, durant les deux quinquennats de Condé, peut l’être par la volonté de l’homme du sexennat en mal de légitimité », estime Le Populaire.

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