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Santé maternelle et lutte contre les VBG : le Japon renforce son appui à la Guinée

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L’ambassade du Japon en Guinée a procédé ce mardi à Conakry au lancement officiel du projet « Amélioration de l’accès aux services de santé maternelle et néonatale et lutte contre les violences basées sur le genre grâce à la digitalisation d’un système intégré de diagnostic et de prise en charge optimisée par télésanté en Guinée dans un contexte humanitaire ».

La cérémonie s’est tenue à la résidence de l’ambassadeur du Japon en présence de représentants du gouvernement guinéen, de partenaires techniques et financiers ainsi que d’acteurs du secteur de la santé.

Financé à hauteur de 393 333 dollars américains par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre par l’UNFPA, le projet vise à améliorer l’accès des femmes aux services de santé maternelle et néonatale tout en renforçant la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre dans les zones confrontées aux crises humanitaires.

Dans son intervention, la représentante résidente de l’UNFPA en Guinée, Anita Akumiah, a rappelé que les inondations récurrentes et les épidémies continuent d’affecter lourdement les populations guinéennes, en particulier les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés. Elle a souligné que lorsque les routes deviennent impraticables et que les structures sanitaires sont fragilisées, ce sont les populations les plus vulnérables qui paient le plus lourd tribut.

Selon elle, le projet lancé constitue une réponse concrète et innovante à ces défis. Grâce à la digitalisation des services de santé, à l’introduction de la technologie SPAQ et au déploiement d’une clinique mobile, les échographies, les diagnostics précoces et les soins néonataux pourront être rapprochés des communautés vivant dans les zones difficiles d’accès.

« Ce projet n’est pas une simple intervention de routine. Il s’agit d’un saut technologique pour notre système de santé », a-t-elle affirmé, précisant que l’initiative poursuit une triple ambition : sauver des vies, protéger les femmes contre les violences basées sur le genre et renforcer durablement le système de santé guinéen. Elle a également exprimé sa gratitude au Gouvernement du Japon pour son soutien constant dans le domaine de la santé et de la protection des populations vulnérables.

Intervenant au nom du ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, la cheffe de cabinet Fatoumata Touré a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la vision des autorités guinéennes visant à faire du numérique un levier de développement et d’équité sociale.

Elle a estimé que la digitalisation ne constitue ni un luxe ni un simple outil technologique, mais un moyen efficace pour rapprocher les services essentiels des populations les plus éloignées. Selon elle, ce projet est également en parfaite cohérence avec les ambitions nationales en matière de santé et de bien-être, notamment à travers le programme Simandou 2040.

Prenant la parole au nom du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Fatoumata Batoully Diallo a rappelé les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes enceintes vivant dans les zones isolées ou touchées par les inondations.

Elle a souligné que le projet permettra d’apporter les services de santé au plus près des populations grâce à une clinique mobile et à l’équipement de dix structures sanitaires avec une technologie japonaise adaptée aux réalités du terrain. Selon elle, cette solution permettra aux sages-femmes de détecter rapidement les grossesses à risque et d’orienter les patientes vers une prise en charge appropriée.

La représentante du département de la Santé a également annoncé que les services offerts dans le cadre de cette initiative seront gratuits pour les bénéficiaires. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer la prise en charge des violences basées sur le genre, souvent exacerbées lors des crises humanitaires.

De son côté, le secrétaire général du ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, Roger Yassy, a salué une innovation qui inverse la logique traditionnelle de l’accès aux soins en permettant aux services de santé d’aller vers les populations plutôt que d’attendre que celles-ci se déplacent vers les structures sanitaires.

Il a particulièrement mis l’accent sur la dimension liée aux violences basées sur le genre, rappelant que les situations d’urgence et de déplacement des populations exposent davantage les femmes et les jeunes filles aux abus. Selon lui, l’intégration de cette composante dans le projet constitue une réponse pertinente aux réalités du terrain et contribuera à renforcer les mécanismes de protection des personnes vulnérables.

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