
Les occupants de la forêt classée de Kakimbo sont sommés de libérer les lieux dans un délai de 72 heures.
S’étendant initialement sur 115 hectares, la forêt de Kakimbo ne compterait désormais plus que 15 hectares de forêt classée. Face à cette situation, après deux jours d’opérations d’identification, le directeur de la Direction nationale de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme (DATU) a annoncé ce mercredi 19 août, via un ultimatum de 72 heures aux occupants pour quitter la zone.
« Tous ceux qui sont là savent que c’est un domaine de l’État. Ils ont 72 heures pour libérer les lieux. Il y a des opérations d’identification pour repérer les lieux », a déclaré Amadou Doumbouya.
Selon le responsable, cette opération s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités pour préserver les réserves foncières de l’État, protéger les espaces naturels classés, lutter contre les occupations anarchiques du sol et veiller au respect des dispositions légales et réglementaires en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire, de foncier et de protection des espaces naturels.
Il convient de rappeler que la forêt classée de Kakimbo a fait l’objet d’un classement réglementaire le 28 octobre 1983, à travers le décret n°517/PRG/SGG/83 portant classement de ladite forêt.
À l’origine, cet espace forestier était destiné à l’approvisionnement en bois de l’usine d’allumettes (ENTAG). Il a ensuite été classé afin de contribuer à la préservation des réserves d’eau de la capitale.
Avec cet ultimatum, les autorités entendent désormais accélérer la libération de cette zone classée, confrontée depuis plusieurs années à une forte pression foncière et à l’occupation progressive de son domaine.

