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Procès du 28 septembre : le ministère public se dit victime de menaces

Démarré depuis le 28 septembre 2022, soit 13 ans jour pour jour depuis la commission des tristes événements, le ministère public a annoncé ce 23 novembre qu’il  a été victime de menaces. Ces menaces ont été faites après l’audience du 22 novembre; une audience lors de laquelle Claude Pivi, ancien ministre chargé de la Sécurité présidentielle sous au temps de Moussa Dadis Camara. Le procureur n’a pas dit qu’elle était la nature de ces menaces, mais laissé entendre qu’il ne fait que son travail.
 « Monsieur le président, hier, après l’audience, au moment où nous nous apprêtions à quitter cette salle, un des membres du parquet a été victime de menaces. Cette menace nous la prenons très au sérieux parce que c’est devant le monde entier. Le ministère public est le représentant de la société. Sous réserve de porter plainte conformément à l’article 282 du Code pénal, nous disons à ceux qui nous menacent que nous ne céderons à aucune menace venant de quiconque. Et prochainement, nous allons faire engager des poursuites judiciaires et nous allons continuer notre travail« , a fait savoir le procureur Elhadj Sidiki Camara.
Un avocat des parties civiles a aussi indiqué qu’une victime a été menacée il y a quatre jours et qu’une plainte a été déposée dans un tribunal de première instance.
Le Président du tribunal criminel de Dixinn, Ibrahima Sory Tounkara, a indiqué qu’aucune menace ne sera tolérée: « Le tribunal va s’associer pour dire que toutes les parties à ce procès ne font que leur travail. Le tribunal est saisi d’un fait et c’est ce fait, c’est les événements du 28 septembre 2009 qui se sont déroulés au stade du 28 septembre en 2009. Et le tribunal est en train de tout faire pour que le monde sache ce qui s’est passé ce jour. Cette action n’est dirigée contre personne. Le tribunal fera son travail pour contribuer à la manifestation de la vérité et réprimer ceux qui doivent être réprimés ».
Le président du tribunal a aussi mis en garde les avocats, y compris le ministère public, sur d’éventuels cas de débordement allant dans la communautarisation de ce procès.  L’avocat qui sera allé dans ce sens sera expulsé de la salle, souligne le président du tribunal, avant d’ajouter que c’est le ministère public qui agirait ainsi, le procès sera tout simplement ajourné: « Autre chose pour les  acteurs de ce procès,  le tribunal nous informe qu’elle n’acceptera pas certains propos. Surtout ethniques ou régionalistes. Ce procès,  il n’est pas un procès ethnique ou régionaliste. Ce procès est organisé pour la manifestation de la vérité comme je l’ai tantôt dit. Et ce sont des Guinéens qui sont là. Parce que toutes les composantes sont  représentées dans ce procès.  Donc ce n’est pas dirigé contre une ethnie ou une région. Il faudrait que tous les acteurs comprennent cela.  Donc celui qui tenterait de s’aventurer sur ce terrain,   le tribunal sera obligé d’aller à l’extrême, lui  demander  même l’expulsion. Et si c’est le ministère public comme l’audience ne peut pas se tenir sans le ministère public,  on sera obligé d’ajourner le procès. Donc une fois de plus que chacun sache ce pourquoi on est là.  Toutes les parties doivent concourir à la manifestation de la vérité. On ne doit pas transformer ce procès en un débat ethnique ou à un débat régionaliste. On n’est pas là pour ça« , a-t-il précisé.
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