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Mort d’un policier à Wanidara : la LIDDA met en garde « contre un usage disproportionné de la force »

La mort d’un policier à Wanindara en début de semaine a suscité une vague d’indignation au sein du ministère de la Sécurité et de la protection civile. Lors d’une conférence animée mardi, le ministère a exprimé une colère noire contre tous ceux qui agissent contre les forces de sécurité.

A cet effet, le général Ansoumane Baffoe Camara, le directeur général de la police, a annoncé un « ratissage » dans la commune de Ratoma pour dénicher, dit-il, les auteurs et les commanditaires des meurtres et des actes de violences.

Pour cela, la ligue pour les droits et la démocratie en Afrique (LIDDA) dit avoir « appris à travers un communiqué du ministère guinéen de la sécurité et de protection civile en date du 30 novembre dernier, faisant état d’attaques armées ayant occasionné un mort par balle et plusieurs blessés dans les rangs des agents des forces de sécurité. L’attaque aurait également fait des victimes civiles. »

En condamnant « cet acte », la LIDDA « appelle à l’ouverture d’une enquête afin de dénicher les coupables et les traduire en justice. »

Poursuivant, elle dira que « le directeur général de la police nationale a annoncé des actions sécuritaires d’envergure, notamment un ratissage en représailles à ces attaques. »

Mais, précise la LIDDA, si « l’Etat a le devoir absolu d’assurer la protection de ses populations en général et les agents des forces de sécurité en particulier (…) », il doit également agir avec « la plus grande vigilance afin de ne pas faire d’amalgame, car, dans ce cas, des souffrances injustes et injustifiées pourraient être infligées à des innocents en lieu et place des coupables. »

Avant de mettre en garde l’Etat pour tout « usage disproportionné de la force, toujours contreproductive en pareille circonstance et source d’exacerbation des tensions politiques et sociales dans le pays. »

Car, note-t-elle, « le sentiment du deux poids deux mesures habitent les populations : elles pensent que l’Etat est très prompt à agir vigoureusement quand il est victime et très laxiste quand les agents des forces de securité sont accusés de crimes contre elles. Cela crée naturellement un sentiment d’injustice toujours éprouvant pour la cohésion sociale. »

Enfin, la LIDDA appelle l’ensemble des acteurs du pays à œuvrer en faveur de la désescalade et de l’unité nationale afin de faciliter le dialogue national.

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