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L’enfant : un don divin, à nul autre pareil !

Nous ne semblons pas mesurer toutes les dimensions sublimes qui s’attachent à l’arrivée d’un enfant dans un foyer. Ce mois de juin lui est dédié. Aussi, allons-nous lui consacrer ces quelques réflexions, en vue de mieux le connaître, mieux le protéger et mieux l’accompagner dans son évolution.

Pour qu’il grandisse harmonieusement et prenne le relais, le moment venu, au service de notre société. Pour qu’il soit apte à conduire notre pays vers un développement paisible et harmonieux.

Commençons d’abord par parler de nous-mêmes. C’est connu, l’homme est ambitieux par nature et même, souvent insatiable. Il est en quête permanente de savoir, de grandeur et de pouvoir. Il brasse sans arrêt des biens matériels, financiers, immobiliers et tous les trésors imaginables.

Observez-le après qu’il ait comblé, ne serait-ce qu’une partie de ses ambitions et vous vous rendrez compte qu’il en veut encore. Il cherche le bonheur. A des échelles variables, nous sommes tous, ainsi faits. Une utopie nous fait courir sans cesse et en vain, pour étancher notre soif inextinguible de profits. Et nous en arrivons quelquefois à nous demander, c’est quoi ce bonheur tant recherché et rarement obtenu ? Ou pour mieux dire, ce mirage qui nous leurre et que nous ne parvenons jamais à atteindre !

Nous avons noté les sages paroles d’un penseur qui a dit que « nul n’est heureux, qui ne se croit tel ». Cette citation suffit à démontrer que le sens ou la dimension que l’on peut donner au bonheur se trouve d’abord ancré en nous. C’est un repère à l’aune de notre compréhension du phénomène ou de l’appétence qui nous anime. Une infinité d’exemples corrobore cette affirmation et en démontre la parfaite exactitude.

Mais, il y a plus encore. Au-delà de toutes les richesses accumulées par l’homme et qui le comblent de félicité, il en reste une qu’il ne peut avoir de son simple désir ou de sa seule volonté. Celle-là, ni sa force, ni son pouvoir ne peuvent la lui donner. Il s’agit d’une autre échelle de fortune, sans doute la meilleure de toutes, qui n’a pas son égale et que rien ne peut remplacer : un enfant !

Que de bonheur à en avoir un ! A travers ce cadeau du ciel, l’homme a un avenir, une bonne fin. En somme, il est rassuré de se perpétuer.

Mais tout cela n’est envisageable qu’à la condition de bien éduquer cet enfant. Dieu nous donne au départ un être, certes fragile et dépendant, mais c’est un ange !

Il est innocent et vierge de tous défauts. C’est à nous d’en faire l’homme capable et utile de demain. Cela passe par la bonne éducation que nous lui donnons.

La formation, l’acquisition de vertus telles que le respect d’autrui, le sens moral et civique, sont de ces moyens essentiels pour parvenir à une parfaite intégration de l’enfant dans la vie sociale.

Dans nos sociétés traditionnelles, avant la colonisation et l’acculturation qui s’en est suivie, l’enfant appartenait à toute la communauté. Chacun participait à son éducation et avait le droit et la responsabilité de suivre son évolution dans le village.

Ainsi arrivait-il que l’adulte interpelle et commissionne le premier enfant qu’il rencontre, même sans le connaître, ni connaître ses parents.  Celui-ci a toujours obtempéré, sans rechigner, à la sollicitation qui lui est faite.  Les aînés étaient respectés. On les écoutait, on leur cédait partout la place et le passage. Il faut dire qu’ils s’efforcent de rester vertueux et de toujours donner le bon exemple.

Gare à l’enfant que l’on voyait mal se comporter. Il était aussitôt rappelé à l’ordre par le premier adulte qui le voyait dans les rues du village. Il arrivait même que ce dernier le fouette quelquefois avant de le ramener chez ses parents. Ceux-ci appréciaient le geste avant de réprimander à leur tour le garnement coupable.

Tout cela montrait bien que l’enfant appartient à la communauté toute entière qui  veille à lui inculquer des valeurs sûres et porteuses de bon comportement en société.

Aujourd’hui, c’est tout le contraire que l’on voit et vit.  Notre société est assez désintégrée. Elle ne montre pas de bons exemples à nos enfants. En matière d’éducation, les parents, dans une large proportion, ont démissionné.

La rue, peu reluisante en termes d’exemplarité, a pris le relais des familles déstructurées.  Et on voit ce que cela donne : des travers sociaux à n’en pas finir qui s’accompagnent de violences de tous genres : verbales et physiques. Tout y passe. Les jeunes ne cèdent plus la route ou la place, à plus âgé qu’eux.

Leur style vestimentaire, leurs comportements, leurs mœurs, tout a changé, hélas, dans le mauvais sens !

Gare à l’adulte qui s’avise de faire une remarque à un enfant. Il risque gros : des propos désobligeants lui sont adressés ou des coups lui sont portés. Et quand ça dégénère, les parents s’en mêlent et le problème va loin et dans tous les sens.

Là, sous l’effet de la colère, on entend proférer des mots incroyables : « de quoi se mêle-t-il, celui-là ? Qu’est-ce qu’il veut au juste à mon fils ? Ces gens-là, ils sont comme ça. Tu as vu ce qu’il t’a fait ? On a frôlé le pire, là ! Je te l’ai maintes fois répété, on n’est pas les mêmes. Ils ne sont pas bons. Tu ne dois pas les fréquenter. »

Et la rengaine de se poursuivre, longue, terrible, ravageuse et destructrice. On enseigne à des enfants, sur la base de considérations suggestives, à se séparer d’autres. Alors qu’ils sont du même pays, de la même nation en construction. Ces propos laissent des traces, mais, heureusement, ceux à qui on les destinent, ne sont pas très réceptifs à ce genre de discours.

En général, les jeunes ont ensemble, de nombreux points communs qui les préoccupent :  les études, l’emploi, la mondialisation, le sport, les arts, la culture, les voyages, les NTIC et tout le reste qui les fait bouger avec le monde, autour d’eux. Ils ne sont pas portés à se distraire. Ce qui explique que ces propos rétrogrades et divisionnistes n’ont pas l’effet escompté sur eux. Et c’est tant mieux pour l’avenir de notre pays !

Mais, nous devons rester constants et très vigilants dans la préservation de l’unité de notre jeune nation. Nous devons combattre avec force tous les déviants identifiés. C’est la condition pour rééquilibrer notre société et lui garantir un meilleur avenir. Grâce à une jeunesse mieux éduquée, mieux formée et mieux responsabilisée.

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