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Juin, mois de l’enfant : comment en faire une période qui soit utile à cette tranche d’âge ?

Dommage de n’en parler, seulement, que maintenant. C’est-à-dire, à la fin de la période consacrée à ces anges que sont les enfants ! oui, un auteur l’a dit : « tous les enfants du monde se ressemblent. Ce sont des anges. Dommage qu’ils changent. » Mais, en vérité, serait-ce eux qui changent ou nous qui les changeons ? Eux qui sont des êtres parfaitement innocents, fragiles et vulnérables ?  Eux qui ne demandent qu’à être aimés, éduqués, formés et protégés? Méditons !

Le peu de jours qui restent avant la fin du mois de juin, sont loin de suffire pour aborder ce sujet, dans toutes ses dimensions. Loin s’en faut ! Mais, n’est-ce-pas, qu’il faut toujours commencer quelque part, comme le dit l’adage ? C’est ce que nous voulons amorcer ici, convaincus qu’il y a beaucoup à en dire, pour ne pas dire qu’il s’agit d’une thématique aux modules illimités. Nous en ferons bon usage en abordant aussi régulièrement que possible, le sujet. Cela, même en dehors du mois fixé par les instances onusiennes qui, de par leur dédicace à l’enfance, témoignent du plus grand intérêt qu’il mérite qu’on lui accorde, à l’échelle planétaire.

La raison est simple qui explique cela : nous n’avons rien de plus précieux au monde que ces enfants ! Ils sont notre avenir, celui de notre pays. Ils sont aussi l’avenir des nations à travers le monde et au final, nous en arrivons à définir l’enfant comme étant le véritable avenir de l’humanité.

En conséquence de tout ceci, nous insistons pour redire encore une fois, que nous devons nous préoccuper de lui donner une bonne éducation, une bonne formation ; de le protéger, de l’encadrer, pour en faire le futur bon citoyen qui a l’amour du travail bien fait et le sens civique nécessaire, pour servir correctement son pays.

Cela va nous conduire à aborder successivement de nombreux aspects portant sur la situation de l’enfant dans la vie courante. Celui auquel nous allons nous consacrer, pour ce premier jet, va porter sur ce que cet enfant devient pendant les vacances scolaires.

Là, les chemins se diversifient. Chacun d’eux vit un sort qui lui est propre, en fonction des circonstances, du cadre de vie, des opportunités et de la situation spécifique qui est la sienne. Au même titre que l’adulte, un enfant n’est jamais l’égal d’un autre en termes de chance dans la vie. C’est le contraire qui surprend. L’égalité des sorts n’étant jamais une règle, les êtres humains ne sont pas logés à la même enseigne.

Pour certains, les parents ont les moyens de les choyer. Ils  leur offrent des vacances agréables en les faisant voyager, ce qui leur procure des avantages certains, au-delà du simple dépaysement.

Pour d’autres, tout est statique. Ils ne vont nulle part et passent le temps à s’ennuyer. C’est dans ces circonstances qu’ils s’inventent des occupations, bonnes ou mauvaises, selon des choix propres ou les influences subies.

Une troisième frange d’enfants existe qui vit une pénibilité évidente ou sournoise, selon qu’ils manquent de soutien familial ou qu’ils sont placés en tutorat non écrit, dont le contenu est vicié à dessein par celui qui en assure la charge. Cette situation se traduit par des privations de tous ordres ou des sévices corporels, des violences verbales, des humiliations, des viols et tout le reste de comportements abjects. Cela a des incidences certaines et profondes sur le développement moral, psychologique, affectif ou physique de l’enfant.

A cette catégorie de victimes, on réserve les corvées les plus dures. Parmi eux, on en voit qui font office de coursiers, revendeurs, etc. Ils sont assujettis à accomplir des tâches harassantes, ingrates et viles. Ces enfants sont des forçats, des objets, à qui on n’accorde aucun droit, dont on jouit sans limite et sans aucun souci de préservation de leur dignité.

C’est à ceux-ci que nous pensons : ceux qui souffrent en silence ; qui vivent un martyr sans rémission, dans la rue ou dans des familles d’accueil ; ceux qui sont exposés aux risques d’accident de la circulation, du fait de jeux incontrôlés ou de corvées sans limite. C’est pour eux, cette supplique et cette complainte.

Parlons-en et demandons-nous, comment les sortir de ce guêpier qui compromet leur avenir ? Qu’ont-ils fait pour mériter ce sort, lamentable et injuste ?

Posons-nous ces questions et tentons d’y répondre comme il se doit. Il y va de l’avenir de l’enfant, du nôtre pour mieux dire. Tout ce qui le concerne doit nous intéresser, au plus haut point !

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