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Boffa : Lakhata, confronté à un manque criard d’infrastructures sanitaires, scolaires et routières

Nous supplions le ministre de lEenseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation et le président de la République de nous aider, sinon l’avenir de nos enfants est voué à l’échec.

Située à 40 kilomètres de la commune urbaine de Boffa, le district de Lakhata manque de tout. Cette localité peuplée de 1000 âmes est frappée par le degré de pauvreté qui touche ses habitants et le manque criard d’infrastructures sanitaires et scolaires.

Sans centre de santé, les femmes enceintes du district qui subissent des complications à l’accouchement sont transportées dans des hamacs vers le centre-ville.  La plupart d’entre elles y perdent la vie, selon plusieurs femmes de la localité. Le seul établissement scolaire qui existe, n’a qu’un seul enseignant pour une école de six classes.

Rencontré sur les lieux, le président du district Younoussa Touré explique que le village n’a qu’un seul forage et les routes sont impraticables.

 Je commencerai d’abord à lancer un appel à l’endroit de l’État, pour lui dire que Lakhata fait partie de la Guinée,plus précisément de Boffa. L‘État guinéen a dit Éducation pour tous, mais nos enfants n’étudient  pas. Par ce que l’école primaire de 6 classes que nous avons ici est presque fermée,par manque d’enseignant. C’est seulement un seul enseignant qui est là, mais lui peut faire une semaine voir deux semaines sans venir à l’école. Cette situation nous inquiète, et nous avons peur de l’avenir de nos enfants et de notre district.

 A ce jour, nous n’avons qu’un seul forage qui est en panne, il y a de cela une année. Notre piste rurale de 13 kilomètres est impraticable. On n’a pas de poste de santé.  Face à cette situation, nous avons des difficultés, quand nous avons des femmes en état de travail, pour rejoindre le goudron,  nous utilisons le hamac pour parcourir 13 kilomètres. Parfois certaines femmes meurent avant même d’atteindre le goudron pour rejoindre l’hôpital préfectoral de Boffa, qui est situé à 40 kilomètres de notre district. Parfois, avec les femmes enceintes, nous traversons le fleuve pour aller à Bongolon où à Kenendé. Nous demandons l’aide de l’État”, a expliqué le président du district Yamoussa Touré.

Pour sa part, Mata Camara, mère de  cinq enfants, s’inquiète sur l’avenir de ses enfants, à cause du manque d’enseignant de leur école: “l’avenir de toute femme  repose sur ses enfants, mais nous ici, c’est le contraire. L’école dispose d’un enseignant pour six classes en même temps et cet enseignant n’est pas tranquille.

 Il peut faire une semaine d’absence. Cela nous inquiète vraiment. C’est pour toutes ces raisons que plusieurs familles préfèrent actuellement envoyer leurs enfants à l’école coranique ou au champ. Parce que la façon dont nos enfants vont à l’école, c’est la même façon qu’ils reviennent à la maison. Nous supplions le ministre de lEenseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation et le président de la République de nous aider, sinon l’avenir de nos enfants est voué à l’échec”, a-t-elle lancé.

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