Dernières Nouvelles de la Guinée par les Guinéens

Affaire Amadou Diouldé :  critiqué de toute part, Yacine Diallo sort de son silence et livre sa part de vérité

Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui était l’invité de l’émission les ‘’Grandes Gueules’’ de la radio Espace Fm de ce lundi 26 avril 2021, s’est prononcé sur sa nomination à la tête de l’institution par le président de la République. Une promotion qui ne lui priverait de sa liberté de ton qu’on lui connait habituellement, estiment les animateurs de cette émission.

Répondant à ce jugement, Boubacar Yacine Diallo précise : « je voudrais commencer par rappeler que l’élaboration de la loi est du domaine exclusif de l’exécutif sauf si les députés souhaitaient initier un projet de loi ou des amendements. En ce qui me concerne, ce que je puis faire en tant que président d’une institution, c’est d’appliquer la loi qui a été promulguée (…). Vous pouvez le dire, mais moi j’ai été désigné par l’Union des Radios et Télévision de Guinée. Si l’URTELGUI ne m’avait pas désigné, je ne serais pas allé à la HAC encore moins je n’aurais pas été le président. Cela, on oublie de le souligner. Deuxième chose, je pense qu’on doit nous juger par rapport aux actes que nous posons. Moi, j’aimerais qu’on me juge par rapport aux actes que je pose et que le collège exactement pose. »

À lire aussi

Cas de Amadou Diouldé Diallo et les inquiétudes exprimées par Iboun Conté

Parlant des inquiétudes exprimées par Iboun Conté sur le cas d’Amadou Diouldé Diallo, actuellement détenu à la sûreté de Coronthie, le président de la HAC révèle : « je pense qu’il peut l’espérer et je comprends. C’est que par le passé, à chaque fois qu’un journaliste était arrêté, je prenais ma plume et je réagissais. Mais là, c’est le journaliste ou l’écrivain ou le président d’une association qui réagissait. Aujourd’hui, je suis président d’une institution qui décide par plénière. J’ai mon avis personnel, mais il y a l’avis de la plénière, je ne peux pas engager l’institution par rapport à mes propres conceptions. Mais, j’entends les gens parler. Je pense qu’on devrait faire un effort pour aller revisiter nos lois. La loi L002 est la nouvelle loi sur la HAC, mais malheureusement la plupart pour ceux qui interviennent n’ont même pas vu la loi encore moins la lire et je pense qu’il faut le faire. Concernant le cas que vous soulevez, quand il a été arrêté, je voulais rappeler que j’ai commencé la presse avec Diouldé presque le même jour à l’institut polytechnique de Kankan (…). Donc, j’étais le premier à avoir ressenti son emprisonnement et que d’autres pensent que je n’ai pas fait assez. Ce que j’ai pu faire… j’ai pris contact avec plusieurs personnalités à l’effet d’obtenir la liberté pour Diouldé. Et lorsque je n’ai pas pu régler la question, j’ai pris contact avec les autorités judiciaires pour leur rappeler que seule la loi sur la liberté de la presse prévaut lorsqu’un délit de presse a été commis par voie de presse et je ne peux pas en faire plus que cela. »

vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...