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Maison centrale de Yorocoguia : Des poursuites judiciaires annoncées contre des acteurs

Le 29 avril 2015, le ministre de la Justice d’alors, Me Cheick Sako, a posé la première pierre de construction de la Maison centrale de Yorocoguia, dans la préfecture de Dubreka sur une superficie de 39 834 m2. C’est l’entreprise espagnole, CIERO INVERSIONES SA qui avait bénéficié du marché de la construction de cette maison carcérale qui devrait être livrée à la Guinée en juillet 2016. Sept ans après la pose de la première pierre, l’espace est devenu une carrière de graviers qu’exploitent les riverains. Sur la radio FIM FM ce 8 juin 2022, le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Alphonse Charles Wright, a fait savoir que des poursuites judiciaires vont être engagées contre ceux qui ont détourné l’argent destiné à la construction de cette maison centrale.

« Sur ma table, ce qui reste aujourd’hui c’est la signature de l’instruction pour engager les poursuites judiciaires par rapport à ceux qui ont détourné. Parce qu’il y a eu un contrat de partenariat entre l’Etat guinéen qui a payé de l’argent à une partie espagnole. L’Espagnol étant en fuite aujourd’hui, ceux qui ont fait, seront poursuivis. L’Etat a mis de l’argent. Au niveau de cette prison qu’on devait construire, vous partez là-bas, vous verrez qu’on creuse un peu partout, les gens vendent du gravier un peu partout et les gens meurent en prison de l’autre côté. Il faut qu’on rende compte », a-t-il expliqué, avant de promettre que les responsabilités seront situées dans cette affaire : « Au nom de tout ce qui m’est cher, j’ai déjà tout prévu. Dès que je rentre ça va être signé et les noms vont être connus. On ne peut pas comprendre que l’Etat met de l’argent, les gens disposent de cet argent et qu’on refuse de leur demander de rendre compte. C’est inconcevable. Je peux dire aujourd’hui sans risque de me tromper que du côté de la Guinée, l’argent a été payé, contrairement à ce que les gens disent. Le montant avoisine les 4 milliards GNF. La partie espagnole, le monsieur qui a fui, on va chercher à savoir qui l’a envoyé, qui lui a donné le marché. Les acteurs viendront nous expliquer pourquoi le chantier qui devrait finir en 2016 n’est pas fini, et qu’est-ce qui s’est passé. »

La société CIERO INVERSIONES SA, faut-il le rappeler, avait un contrat de bail emphytéotique de 75 ans  pour la construction d’un centre commercial à la place de la maison centrale de Coronthie une fois celle de Yorocoguia achevée. Dans ce contrat, il était impossible pour l’Espagnol d’envisager un rachat, une résiliation ou renégociation des clauses du contrat de bail avant 35 ans.

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