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Guinée : la HAC interdit avec effet immédiat l’exploitation de quatre Web TV pour « exercice illégal »

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​La Haute Autorité de la Communication (HAC) a pris la décision de suspendre et d’interdire, avec « effet immédiat », les activités et la diffusion de quatre chaînes de télévision en ligne (Web TV) opérant sur le territoire guinéen.
​Réunie en séance extraordinaire ce samedi 26 septembre 2026, l’instance de régulation des médias en Guinée a publié la Décision N° 35/HAC/P/2026 portant sur l’interdiction d’exploitation, de diffusion et d’activités de ces médias numériques.
​Quatre Web TV concernés
 
​La mesure concerne directement les structures suivantes :
1. ​Fewndaare TV
 
​2. Global TV 
 
3. ​Kimanbourou TV 
 
​4. BTV
 
​Pour justifier cette décision, la HAC rappelle que la diffusion de contenus audiovisuels sur Internet ne peut se faire en dehors du cadre réglementaire :  ​« L’exploitation d’une entreprise de communication audiovisuelle et la diffusion de programmes (y compris sous forme de Web TV sur les plateformes numériques) requièrent obligatoirement une autorisation légale délivrée par les autorités compétentes », indique la décision de l’organe de régulation.
​Des accusations d’exercice illégal de la profession
​Après examen du dossier, les commissaires de la HAC ont conclu que ces quatre entités fonctionnaient en toute illégalité : ​« Il a été formellement établi que les structures dénommées « Fewndaare TV », « Global TV », « Kimanbourou TV » et « BTV » produisent, diffusent et émettent des contenus audiovisuels sur internet sans détenir aucun titre légal ni autorisation préalable », souligne le document officiel signé par son Président Boubacar Yacine Diallo.
​L’autorité de régulation qualifie cette situation d’ « exercice illégal de l’activité de communication audiovisuelle, en violation flagrante des lois régissant l’espace médiatique ».
​Menaces de poursuites judiciaires
 
​L’interdiction ne s’applique pas uniquement aux chaînes en tant que structures, mais vise également les personnes physiques qui y collaborent. Selon l’Article 2 de la décision :  ​« Il est fait interdiction stricte aux promoteurs, animateurs et collaborateurs de ces plateformes et sites d’information d’exercer toute activité journalistique ou audiovisuelle au nom de ces structures, sous peine de poursuites judiciaires pour exercice illégal de la profession. »
​Les autorités administratives et communales, ainsi que les points focaux de la HAC, ont été chargés de veiller à l’application stricte de cette mesure sur l’ensemble du territoire national.
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