
Les jumeaux Alhassane Diallo et Alsény Diallo, âgés de 21 ans, ont lancé ce vendredi Cheepchat, un réseau social conçu par de jeunes développeurs guinéens. Le lancement officiel a eu lieu ce vendredi 17 juillet 2026 à la Maison de la Presse de Conakry, lors d’une conférence de presse.
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Cette initiative est une première en Guinée. Jamais un réseau social de cette envergure n’avait été développé par de jeunes Guinéens de cet âge. La plateforme compte déjà plus de 130 000 utilisateurs dans le monde. Près de 30 000 sont des Guinéens.
Les deux frères veulent faire de Cheepchat une référence numérique africaine. Leur objectif est de proposer une alternative aux grandes plateformes internationales. Ils misent sur l’innovation, la rémunération des utilisateurs et la protection des données personnelles.
Au cours de la conférence, Alhassane Diallo est revenu sur les débuts du projet. Il raconte que sa passion pour le développement informatique est née lorsqu’il était en classe de 11e année.
« J’ai appris seul, jour et nuit. J’ai fait des recherches, j’ai testé, j’ai échoué, puis j’ai recommencé. Les moqueries sont devenues ma plus grande source de motivation. »
Après avoir créé une première application de messagerie, son frère jumeau Alsény Diallo lui propose d’aller plus loin.
« Mon frère m’a dit : « Je pense qu’on peut créer quelque chose de plus ambitieux. » C’est ainsi que nous avons décidé de construire un réseau social », a-t-il dit
Les deux jeunes poursuivent alors le développement du projet. Après le baccalauréat, Alhassane décide de consacrer une année entière au développement de la plateforme.
Cheepchat ne se limite pas au partage de contenus. Les fondateurs expliquent que les utilisateurs peuvent gagner de l’argent grâce à leurs publications et à leurs interactions sur la plateforme.
Une nouvelle fonctionnalité est également annoncée. Elle permettra aux producteurs de films et de séries de diffuser leurs œuvres sur Cheepchat. La plateforme achètera les droits de diffusion tout en respectant les droits d’auteur.
L’application est déjà disponible sur Google Play Store et Apple App Store. Une version web sera lancée prochainement.
Les fondateurs assurent avoir fait de la sécurité une priorité. Ils expliquent que les échanges entre utilisateurs sont protégés par un chiffrement de bout en bout.
« Même nous, nous n’avons pas accès directement aux données privées des utilisateurs », a affirmé Alhassane Diallo.
Cheepchat utilise aussi l’intelligence artificielle pour lutter contre les contenus inappropriés. Les publications contraires aux règles sont détectées automatiquement. Après plusieurs avertissements, les comptes concernés peuvent être suspendus.
Les deux entrepreneurs ont profité de cette rencontre pour lancer un appel aux autorités guinéennes. Ils demandent un accompagnement afin d’accélérer le développement de la plateforme.
« Soutenir Cheepchat, ce n’est pas seulement soutenir Alhassane. C’est soutenir la Guinée, l’Afrique et notre indépendance numérique. »
Selon eux, le projet a besoin d’investissements pour renforcer ses infrastructures, développer de nouvelles fonctionnalités et poursuivre sa croissance.
Ils souhaitent également que les solutions numériques locales soient davantage valorisées. À leurs yeux, elles peuvent contribuer à protéger les données des utilisateurs africains et créer plus d’opportunités pour la jeunesse.
« Notre ambition est de faire de Cheepchat une référence numérique africaine capable de rivaliser avec les grandes plateformes internationales. »
Ce réseau social illustre la capacité de la jeunesse guinéenne à développer des solutions numériques capables de rayonner bien au-delà des frontières nationales.
