
Au Secrétariat Général du Gouvernement, on s’active pour la modernisation et la performance des hauts cadres de l’administration publique guinéenne. C’est dans ce cadre, il réunit les secrétaires généraux des départements ministériels pour les rendre responsables, efficaces et performants pour la bonne continuité des affaires publiques. Aujourd’hui, on peut dire que la révolution est en marche. Le Secrétariat Général du Gouvernement veut installer une dynamique nouvelle au sommet de l’État.
L’heure n’est plus à la simple gestion des dossiers, mais à une transformation profonde de la posture de ceux qui animent l’appareil étatique.
La rencontre du 2 au 4 juillet à Forécariah-, consacré aux hauts cadres de l’État, agit comme un révélateur. Pour briser les silos (barrières), il fallait d’abord changer de méthode. C’est là que Lucie Finda Aïssatou Leno, Directrice Nationale de la Gestion des Hauts Cadres de l’État, a su donner le ton pour une mutation stratégique des cadres de l’Etat en imposant une rupture avec le passé : « Cette [rencontre] adopte une approche andragogique, qui fait de chacun de vous à la fois un apprenant et un formateur. Au-delà de la transmission de connaissances, elle constitue un véritable espace de dialogue entre pairs, de mutualisation des expériences et de partage des solutions innovantes. »
Pour Mme Leno, l’administration de demain ne se décrète pas par le haut ; elle se construit par le dialogue horizontal.
Cette transformation trouve un écho particulier dans les défis technologiques qui nous percutent. Avant de terminer, elle a ajouté que : “les grandes réformes administratives se construisent aussi dans le partenariat.
Pour sa part, Anthony Ohemeng-Boamah, Représentant Résident du PNUD en Guinée, a apporté une mise au point salutaire en rappelant que l’outil (IA) ne vaut que par la vision de celui qui le manipule. Face aux promesses de la technologie, il souligne : « L’intelligence artificielle ne sera ni une solution miracle, ni une menace inévitable. Elle sera ce que nous décidons d’en faire. Si elle est guidée par l’éthique, encadrée par des institutions solides et portée par des responsables publics éclairés, elle peut devenir un levier puissant pour rapprocher l’État des citoyens. »
C’est le passage obligé vers un État qui simplifie et qui protège.
Au bout de cette chaîne de responsabilité, c’est tout le sens de l’action publique qui se redessine. Il ne suffit plus d’occuper une fonction, il faut désormais l’incarner avec une exigence de résultat.
Pour le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, le constat est sans appel : le Secrétaire Général ne doit plus être un simple administrateur, mais un véritable stratège. Il définit ainsi sa feuille de route :
« Notre ambition est claire : faire émerger une administration plus performante grâce à des secrétaires généraux plus stratèges, plus innovants, plus ouverts aux transformations contemporaines et pleinement engagés dans la réalisation des objectifs du programme de société du chef de l’État. »
Selon, il est désormais question de renforcer la posture managériale pour faire émerger une politique administrative plus performante.
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