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Coopération Guinée-France : lancement des « 72 heures des mobilités » pour briser les clichés sur les visas

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Les 72 heures des mobilités entre la Guinée et la France, a été lancé ce jeudi 11 juin 2026, au centre culturel Franco Guinéen, en présence de l’ambassadeur de France en Guinée/ Sierra Leone, et les représentants du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger.

En effet, pendant trois jours, les institutions publiques, entrepreneurs, universitaires, organisations de la société civile, membres de la diaspora vont échanger sur les opportunités et les défis liés aux mobilités.

Prenant la parole, l’ambassadeur de France en Guinée a évoqué les chiffres liés aux mobilités notamment au nombre de visas délivrés.

« L’histoire migratoire entre nos deux pays est ancienne. Chaque année, des milliers de Guinéens et de Français voyagent entre nos deux pays, pour des raisons professionnelles, universitaires, familiales, culturelles et touristiques. Au cours de l’année dernière, nous avons délivré, contrairement à la rumeur, 12 500 visas, ce qui n’est pas rien, même si je sais que derrière chaque visa, il y a des histoires particulières et des refus. En particulier, nous aurons l’occasion d’en discuter. Au-delà de ces mobilités de court séjour, de nombreux Guinéens ont choisi au fil des décennies de s’installer en France, afin de poursuivre leurs études, d’exercer une activité professionnelle ou d’offrir de nouvelles perspectives à leur famille. On estime la communauté guinéenne en France entre 30 000 et 60 000 personnes. En titre de séjour, on est à 95 000. On n’est pas fermé, contrairement à ce qu’on dit », souligne Luc Briard, Ambassadeur de France en Guinée.

Ensuite, le directeur des guinéens établis à l’étranger, est revenu sur les défis liés aux mobilités, précisément à la protection des migrants, car elles favorisent les échanges économiques, culturels, scientifiques et technologiques, tout en renforçant les liens entre les peuples et contribue à l’émergence de sociétés plus ouvertes, plus innovantes et plus résilientes.

« Dans un monde toujours plus interconnecté, la mobilité représente une réalité incontournable et un puissant facteur de développement. Le phénomène migratoire soulève également des défis majeurs qui appellent des réponses concertées, équilibrées et adaptées aux réalités de notre époque. Ces défis concernent notamment la protection des migrants, la lutte contre les réseaux de trafic illicites des migrants et de traite des êtres humains, la gestion efficace des frontières, l’exercice socio-économique des migrants, ainsi que la mobilisation.

 Les mutations économiques mondiales, les effets du changement climatique, les crises sécuritaires, les inégalités du développement ainsi que les aspirations légitimes de notre jeunesse continuent d’influencer les mouvements migratoires à travers le monde », indique Mamadou Saitiou Barry, Directeur général des Guinéens établis à l’étranger.

Le représentant d’expertise France, a déclaré que la base de cet événement est une vision et une ambition institutionnelle.

« Cet événement est né d’une volonté commune, mettre en lumière les dispositifs, les opportunités et les initiatives portées par l’équipe France, parfois dans un cadre élargi, associant l’Union Européenne ainsi que les agences et institutions des États-Unis. Mais au-delà de cette vision et ambition institutionnelle, cette rencontre a surtout été pensée pour répondre aux attentes, aux préoccupations et aux besoins des populations et des autorités de réplique de Guinée.

Nous sommes convaincus que les questions de mobilité, de migration et de circulation des personnes ne peuvent être abordées uniquement à travers les politiques ou les programmes. Elles doivent être envisagées à partir des réalités vécues par les femmes et les hommes qui aspirent à étudier, travailler, entreprendre, voyager, revenir et contribuer au développement de leur pays.

C’est précisément dans cet état d’esprit qu’ont été conçues les 72 heures de mobilité, comme un espace d’information, de dialogue, d’écoute et de réflexion collective.

Comme toute première édition, celle-ci a vocation à évoluer, à s’enrichir et à se renforcer au fil des années », dira Nicolas Huet, représentant expertise France en Guinée.

 Cette première journée s’est terminée par des panels sur les mobilités légales : zéro fraude, bon départ et mobiliser la diaspora, suivi d’un cocktail.

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