Dernières Nouvelles de la Guinée par les Guinéens
CIAO
Samsung

La Guinée et la Guinée-Bissau renforcent leur coopération après des tensions autour du bac de Foulamory

2AGBA
Une délégation de la région de N’Gabou, en République de Guinée-Bissau, conduite par sa gouverneure Elisa Tavares Pinto, a effectué une visite de travail à Boké afin d’apaiser les incompréhensions récentes survenues entre des communautés frontalières de la sous-préfecture de Foulamory (Gaoual) et de la Guinée-Bissau.

À l’origine de ces tensions figurent des divergences liées à la gestion du bac assurant la traversée du fleuve Koliba, un axe stratégique reliant les populations des deux pays. Face à cette situation, les autorités administratives et les commissions chargées des frontières ont engagé des concertations pour préserver les liens historiques entre les communautés riveraines.

« Je suis là pour qu’on commence entre N’Gabou et Boké. Notre région, au niveau de notre État, de la CEDEAO ou de la sous-région, fait la même chose. C’est un exemple que nous allons laisser. Cette situation sera résolue à travers nos techniciens qui sont sur le terrain. Nous, les deux gouverneurs, allons suivre cela », a déclaré Elisa Tavares PINTO.

Pour le gouverneur de Boké, Aboubacar Diakité, le bac constitue un outil essentiel pour les échanges entre les deux pays et sa gestion ne doit pas devenir une source de conflit. « Ce bac fait le pont entre la Guinée-Bissau et la Guinée. Sans lui, les déplacements sont difficiles. Nous ne pouvons pas le voir se détériorer sans réagir. Si nous avons accepté de partager les recettes, nous devons aussi accepter de participer à sa réparation », a-t-il souligné.

Selon Balbina de Pina DA SILVA, membre de la Commission nationale des frontières de Guinée-Bissau, les différends observés ne remettent pas en cause les relations historiques entre les deux peuples. « Les deux peuples n’ont plus de problème. La Guinée et la Guinée-Bissau, c’est la même chose. Bien avant nous, nos ancêtres entretenaient déjà ces relations », a-t-elle affirmé.

De son côté, Mohamed Diarra Camara, représentant de la Commission nationale des frontières de Guinée, a rappelé que la question relève avant tout de la coopération entre États : « C’est une question de coopération bilatérale. Ce n’est pas une affaire de communauté. Une communauté ne peut pas fixer elle-même les limites d’un État ».

À la fin de cette visite, les commissions sous-régionales des frontières ont formulé plusieurs recommandations portant notamment sur le renforcement de la coexistence pacifique entre les communautés riveraines et l’intensification de la lutte contre le trafic illicite de drogue le long de la frontière commune entre la Guinée et la Guinée-Bissau.

vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...