
La Direction générale du Budget (DGB) a ouvert, ce jeudi 16 juillet 2026, une retraite stratégique placée sous le thème « Bâtir une administration budgétaire moderne et performante », avec pour ambition de renforcer la performance de l’administration budgétaire, d’aligner ses équipes autour d’une vision commune et de définir les priorités qui orienteront son action au cours des prochaines années.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de modernisation engagée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Elle vise à construire une administration davantage axée sur la performance, l’innovation, la transparence et la culture du résultat, en phase avec les exigences d’une gestion moderne des finances publiques.
Au-delà d’un simple cadre d’échanges, cette retraite se veut un espace de réflexion stratégique, de planification et de partage de bonnes pratiques. Les participants y examineront les défis de l’administration budgétaire, tout en élaborant une vision commune à l’horizon 2030 ainsi qu’un Plan stratégique de développement couvrant la période 2027-2036.
Dans son allocution, le Secrétaire général du Budget, Mamadi Mariam Traoré, a souligné la portée de cette initiative : « Cette retraite marque une étape décisive dans la vie de notre institution. Elle constitue un moment privilégié de réflexion sur nos fondamentaux organisationnels et de projection vers l’avenir ».

Selon lui, les travaux permettront d’évaluer le parcours de la Direction générale du Budget, de consolider les acquis, d’identifier les insuffisances et de définir collectivement l’administration budgétaire que les cadres souhaitent bâtir.
Le Secrétaire général a rappelé que cette réflexion intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Vision Simandou 2040, portée par le président de la République, qui fait de la modernisation de l’administration publique et de la culture des résultats un levier majeur du développement.
« Nous définirons une vision commune de notre institution pour les dix prochaines années. Nous renforcerons notre culture de la performance en posant les bases d’une administration plus efficace, plus innovante, plus collaborative et davantage orientée vers les résultats », a-t-il affirmé, avant d’afficher l’ambition de faire de la DGB « une administration de référence ».
Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour répondre aux nouveaux défis du pays : « Les administrations qui réussissent ne sont pas celles qui considèrent leurs acquis comme définitifs. Ce sont celles qui savent se remettre en question, apprendre, innover et préparer l’avenir avec lucidité et méthode ».
La ministre a également salué la contribution des experts, des partenaires techniques et financiers ainsi que des personnes ressources mobilisés dans l’élaboration du Plan stratégique de développement de la Direction générale du Budget pour la période 2027-2036.
Évoquant les perspectives économiques ouvertes par l’entrée en production du projet Simandou, Mariama Ciré Sylla a estimé que le principal défi de l’État ne réside pas uniquement dans la mobilisation des ressources, mais surtout dans leur utilisation efficace : « Notre véritable défi n’est pas seulement de mobiliser davantage de ressources. Notre défi est surtout de mieux les utiliser, de les exécuter plus rapidement et avec davantage de qualité, afin que chaque franc public produise le maximum d’impact ».
Pour illustrer cette exigence de performance, elle a rappelé que chaque crédit budgétaire devait se traduire concrètement par des infrastructures et des services publics au bénéfice des citoyens : « Chaque franc inscrit au budget doit devenir une école construite, un centre de santé équipé, une route achevée, un village alimenté en eau potable, une entreprise soutenue et des emplois créés ».
S’adressant particulièrement aux directeurs des affaires financières, elle les a présentés comme les principaux artisans de l’exécution budgétaire au sein des départements ministériels.
Selon elle, la rapidité de traitement des dossiers, la qualité de la programmation, la simplification des procédures et le respect des délais conditionnent directement la capacité de l’État à répondre aux attentes des populations.
Elle a également plaidé pour une accélération de la digitalisation, le renforcement de la gouvernance, de la transparence, de la redevabilité ainsi que la professionnalisation des fonctions financières.
« Le statu quo n’est plus une option. Nous devons repenser nos procédures, renforcer notre collaboration, accélérer la digitalisation, améliorer la programmation budgétaire, professionnaliser les fonctions financières et renforcer la culture de la performance », a-t-elle déclaré.
Pour la ministre, les citoyens jugeront l’action publique à l’aune des résultats obtenus et non des intentions affichées.
Au cours de cette retraite, les échanges porteront notamment sur la modernisation de l’administration publique, les réformes budgétaires, la performance publique, la digitalisation, l’innovation, l’intelligence artificielle, la gouvernance, la redevabilité, le renforcement des capacités et la cohésion institutionnelle.
À travers cette initiative, la Direction générale du Budget entend jeter les bases d’une administration budgétaire modernisée, capable d’accompagner efficacement la mise en œuvre de la Vision Simandou 2040 et de contribuer à une gestion plus performante des finances publiques au service du développement de la Guinée.
