
Le tribunal de première instance de Mamou a rendu son verdict ce mardi 19 mai dans l’affaire impliquant trois agentes de santé du centre de santé de Soyah, poursuivies pour non-assistance à une femme en travail.
À l’issue des débats, le président du tribunal a relaxé Maningbè Kandè, cheffe du centre de santé, en la renvoyant des fins de la poursuite et en ordonnant sa mise en liberté.
En revanche, Maïmouna Djiba Sow et Cécile Balamou ont été reconnues coupables. Elles ont été condamnées chacune à 15 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de trois millions de francs guinéens.
Lors de l’ouverture du procès la semaine dernière, le procureur de la République avait requis contre les deux prévenues une peine de deux ans d’emprisonnement, dont 23 mois assortis de sursis, et une amende de 15 millions de francs guinéens chacune. À l’encontre de Maningbè Kandè, le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement assortis de sursis et une amende de 10 millions de francs guinéens.
Le tribunal a par ailleurs constaté le désistement de la partie civile au cours de la procédure.
Pour rappel, les faits remontent au samedi 2 mai dernier. Aux environs de 23 heures, Mme Fatoumata Diallo s’était rendue au centre de santé de Soyah pour accoucher. Selon les informations rapportées, les agentes présentes sur place ne lui auraient apporté aucune assistance. La parturiente avait finalement accouché devant l’entrée du centre de santé.
Le lendemain, l’affaire avait suscité une vive émotion dans la localité et de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. La Direction préfectorale de la santé de Mamou s’était saisie du dossier. La mère et son nouveau-né avaient ensuite été pris en charge à l’hôpital régional de Mamou.
