
Les premières pluies tombées ces derniers jours sur Conakry ont remis en lumière les conséquences des constructions anarchiques dans plusieurs quartiers de la capitale. Dès les premières averses, des eaux stagnantes, des caniveaux bouchés et des passages impraticables ont été constatés, renforçant les inquiétudes des habitants face à l’arrivée de l’hivernage.
Dans plusieurs zones de la ville, des maisons ont été construites sur des couloirs naturels de drainage ou à proximité immédiate des caniveaux, réduisant considérablement l’écoulement des eaux de pluie. Cette occupation désordonnée du sol favorise les inondations, même après de faibles précipitations.
À Matoto comme à Ratoma, plusieurs riverains affirment que la situation devient préoccupante. Les eaux de ruissellement peinent à circuler, tandis que les déchets entraînés par les pluies s’accumulent dans les ruelles et sur certaines voies d’accès.
« Avec les nouvelles constructions, les passages sont fermés. Aujourd’hui, dès qu’il pleut, l’eau envahit les routes et entre parfois dans les concessions », explique un habitant de la banlieue de Conakry.
Pour de nombreux citoyens, le problème dépasse la seule question des pluies. Ils dénoncent surtout la multiplication des constructions dans des zones non adaptées, souvent sans respect des couloirs d’évacuation des eaux, ce qui accentue les risques d’inondation dans la capitale.
Le phénomène continue de préoccuper, d’autant que les conséquences ont déjà été lourdes par le passé. Lors de l’hivernage 2025, plusieurs quartiers de Conakry avaient été touchés par des inondations, causant d’importants dégâts matériels et au moins 15 décès.
Alors que la saison des pluies s’installe progressivement, plusieurs habitants appellent à une meilleure régulation de l’urbanisation et à un contrôle plus strict des constructions dans les zones à risque, estimant que les premières pluies donnent déjà un aperçu des difficultés à
venir.
