
Le renforcement de l’apprentissage de la langue chinoise et l’accompagnement de la Chine dans la modernisation du système éducatif guinéen étaient au centre d’une rencontre de haut niveau ce vendredi 15 mai 2026 entre le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, et l’ambassadeur de Chine en Guinée, Sung Yong.
Cette audience, tenue dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre Conakry et Pékin, a permis aux deux responsables d’examiner plusieurs projets liés à l’éducation, à la formation professionnelle et à la transformation numérique du secteur éducatif guinéen.
Parmi les sujets abordés figure l’apprentissage du mandarin à travers l’Institut Confucius, présenté comme une passerelle culturelle et linguistique destinée à renforcer l’employabilité des jeunes Guinéens. Les autorités souhaitent ainsi offrir davantage d’opportunités aux apprenants dans un contexte marqué par la présence croissante d’entreprises chinoises en Guinée, notamment dans les secteurs des infrastructures et des transports.
Les échanges ont également porté sur plusieurs projets structurants soutenus par la coopération chinoise, dont la finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa. Ce futur établissement est appelé à jouer un rôle important dans le développement des compétences techniques nationales.
Le ministre Alpha Bacar Barry a par ailleurs présenté le projet de Village Numérique éducatif, conçu comme un écosystème intégré de formation allant du primaire jusqu’aux filières d’ingénierie. Une initiative qui vise à préparer la jeunesse guinéenne aux métiers du futur grâce au numérique et aux nouvelles technologies. À cette occasion, une invitation a été adressée au diplomate chinois pour visiter le site en construction, tandis que ce dernier a exprimé son intérêt pour accompagner le projet.
Autre priorité évoquée : le renforcement des capacités des établissements techniques spécialisés, notamment l’école de formation aux métiers du chemin de fer, confrontée à un manque de formateurs qualifiés et d’équipements modernes. Les autorités misent sur l’appui chinois pour mieux former les jeunes aux opportunités d’emploi générées par les investissements ferroviaires en Guinée.
Le secteur agricole n’a pas été en reste. Le ministre a souligné le potentiel des Écoles Nationales d’Agriculture et d’Élevage (ENAE), invitant les entreprises chinoises opérant dans la filière rizicole à s’impliquer davantage dans la formation pratique des apprenants.
À travers cette coopération éducative renforcée, la Guinée et la Chine affichent leur volonté commune de développer un partenariat axé sur l’innovation, la qualification des jeunes et l’adaptation des formations aux besoins du marché de l’emploi.
