
Dans plusieurs quartiers de Conakry, les caniveaux censés assurer l’évacuation des eaux sont aujourd’hui envahis par des déchets. Sacs plastiques, sachets d’eau vides et ordures ménagères s’y entassent, transformant ces infrastructures en véritables dépotoirs à ciel ouvert.
Le constat est d’autant plus préoccupant qu’il intervient en pleine saison sèche. De nombreux caniveaux sont déjà obstrués, laissant craindre des conséquences encore plus graves à l’arrivée des premières pluies.
Devant sa concession, Mariama Diallo tire la sonnette d’alarme :
« Regardez l’état du caniveau. Il est rempli de saletés alors qu’il ne pleut même pas. Quand les pluies vont commencer, ce sera pire. »
Même inquiétude chez Ibrahima Camara, vendeur dans le quartier, qui pointe un manque de civisme : « les gens jettent les sachets d’eau partout, sans réfléchir. On sait tous que ça va boucher les caniveaux, mais ça continue. »
Pour Fatoumata Bah, le problème dépasse les comportements individuels : « il n’y a pas assez de poubelles ni de ramassage régulier. Les déchets finissent forcément dans les caniveaux. »
Au-delà de l’obstruction, ces amas d’ordures posent un véritable problème de santé publique. Les caniveaux dégagent des odeurs nauséabondes et deviennent des foyers de microbes. L’eau stagnante, mêlée aux déchets, favorise la prolifération des moustiques et autres nuisibles, exposant les populations à diverses maladies.
Entre incivisme et insuffisance d’infrastructures
Si certains accusent le comportement des citoyens, d’autres appellent les autorités à renforcer les dispositifs de gestion des déchets. Sur le terrain, quelques initiatives locales de nettoyage tentent de limiter les dégâts, sans pour autant apporter de solution durable.
Un signal d’alerte avant la saison des pluies
À Conakry, l’état actuel des caniveaux sonne comme un avertissement. Sans intervention rapide, la situation pourrait rapidement dégénérer avec les premières pluies.
Agir en amont apparaît désormais comme une urgence, afin d’éviter que l’insalubrité ne se transforme en véritable catastrophe urbaine.

