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Togba Kpoghomou s’explique sur la fermeture de la radio Zaly Liberté FM

sam, 27 Juil 2013, 20:41

« Je n’ai pas besoin de demander l’avis de Mohamed  ou de Jésus pour faire amener le calme ; nous avons compris que ceux qui avaient intérêt à voir cette partie de notre pays à feu et à sang, voulaient se servir de la radio Zaly Liberté FM pour faire passer leur message…»

En Guinée, comme le dit bon nombre d’observateurs, l’organe de régulation des médias est le Conseil National de la Communication (CNC). Selon eux, il le revient de décider de la fermeture d’un média. Le ministre de la communication, en compagnie des cadres de son département, a expliqué samedi 27 juillet au cours d’une conférence qu’il a animée à Coléah, les raisons qui l’ont motivées à suspendre la radio Liberté fm de N’Nzérékoré, a-t-on constaté sur place.

En effet, Togba Cessaire Kpoghomou se dit fier de sa décision en fermant la radio Zaly Liberté FM de N’zérékoré. « Devant une situation particulière, une mesure particulière. Lorsque la cité brûle, je n’ai pas besoin de demander l’avis de Mohamed  ou de jésus pour faire amener le calme. C’est le rôle régalien de l’État de sauvegarder des vies. C’est ce que j’ai fait et si c’était à refaire, je le referais », a-t-il dit.

Poursuivant, le ministre de la communication dira qu’en situation de crise, qu’il a la responsabilité de recueillir tous les médias privés pour les synchroniser avec la radio et télévision nationales. Car, selon lui, en pareil circonstance, l’information est domestiquée en faveur de la quiétude sociale et de la promotion de la paix. « C’est ce que j’ai fait au nom du président de la République, je crois que Reporters sans Frontière qui est au fronton de la lutte pour la liberté de la presse doit connaitre la frontière entre les moments de crise  et les moments normaux dans la vie d’une nation », a-t-il déploré.

Et il enchaine : « Si on donnait cette liberté à la radio Liberté FM de N’Nzérékoré, de faire le décompte macabre, ça serait plus grave, ça serait même irresponsable de ma part dans cette situation de belligérance armée à élan ethnocentrique. Donc, il fallait mettre fin à ceux qui étaient la jeune sœur de la radio bine colline au Rwanda », s’est-il justifié.

Et enfin,  il  termine en ces propos : « Nous avons compris que ceux qui avaient intérêt à voir cette partie de notre pays à feu et à sang, voulaient se servir de la radio Liberté FM pour faire passer leur message ». 

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