
Alors que les Guinéens sont appelés aux urnes ce dimanche 31 mai 2026 pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale ainsi que leurs conseillers communaux, un incident impliquant des professionnels des médias a été signalé dans la commune de Sonfonia.
Au bureau de vote de Yattaya-Plateau, secteur Marché, précisément au centre de vote du groupe scolaire S. Joseph Fox, plusieurs journalistes issus de médias privés ont été empêchés d’accéder au site par des agents de sécurité, malgré la présentation de leurs accréditations officielles délivrées par la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Selon les témoignages recueillis sur place, l’intervention du chef de secteur n’a pas permis de résoudre le différend. Les agents de sécurité auraient invoqué des instructions émanant du chef de quartier, selon lesquelles seuls les journalistes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG), média public, seraient autorisés à couvrir les opérations de vote à l’intérieur du bureau.
Une décision que les journalistes concernés jugent incompréhensible et contraire aux dispositions encadrant la couverture médiatique du scrutin. Ils rappellent que les accréditations délivrées par la HAC leur donnent le droit d’accéder aux lieux de vote dans le cadre de leur mission d’information.
« Nous ne comprenons pas cette attitude. À quoi servent les accréditations officielles si elles ne sont pas reconnues sur le terrain ? Les médias privés jouent également un rôle essentiel dans l’information des citoyens. Pourquoi sommes-nous systématiquement confrontés à ce type de traitement ? », s’est interrogé l’un des journalistes empêchés d’exercer son travail.
Pour ces professionnels de l’information, cet incident soulève une nouvelle fois la question de l’égalité de traitement entre médias publics et privés lors des grands rendez-vous nationaux. Ils estiment qu’une telle pratique porte atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à une information pluraliste.
Au moment de la mise sous presse, à 9 heures, nous n’avons pu avoir aucune réaction officielle des autorités locales concernées en lien avec cette exclusion illégale.

