
Le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, est revenu, ce 1er juillet à Télé 24, sur les coupures d’électricité de plus en plus fréquentes à Conakry. Face aux interrogations des usagers, il a détaillé les principales causes de ces perturbations qui affectent la desserte électrique de la capitale.
Selon le ministre, plusieurs facteurs expliquent la situation actuelle. Il distingue d’abord les coupures liées aux pannes techniques de celles qui sont programmées pour permettre l’entretien des installations.
« Il y a des coupures involontaires dues à des pannes et des coupures programmées pour les besoins d’entretien du réseau », a-t-il expliqué.
D’après le chef du département de l’Énergie, l’entrée dans la saison des pluies constitue également un facteur aggravant. Les intempéries, les vents violents et les chutes de branches sur les lignes électriques provoquent régulièrement des incidents sur le réseau. « Chaque année, à l’arrivée des pluies, on enregistre davantage de coupures à cause des pannes provoquées par les intempéries », a souligné le ministre.
Laye Sékou Camara a aussi pointé du doigt les branchements clandestins et les interventions non autorisées sur le réseau électrique. Selon lui, certaines personnes se présentent comme électriciens sans qualification reconnue ni autorisation officielle. Ce qui fragilise davantage les installations et augmente les risques de courts-circuits et d’incendies.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement envisage une meilleure organisation du secteur à travers un système de licences destiné aux professionnels intervenant sur les réseaux électriques.
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Interrogé sur l’éventualité d’un retour des délestages, le ministre a reconnu que la forte croissance de la demande en électricité exerce une pression importante sur les capacités de production disponibles.
« Quand la production ne suit pas la demande, il faut partager le peu d’énergie disponible. C’est cela le délestage », a-t-il indiqué.
Il a également rappelé que la Guinée ne peut actuellement compter sur les importations d’électricité en provenance des pays voisins, ceux-ci étant confrontés aux mêmes difficultés énergétiques.
Concernant les capacités de production du pays, le ministre a précisé que la Guinée dispose d’environ 1 300 mégawatts (MW) de capacité installée. Toutefois, la puissance réellement disponible est nettement inférieure.
« Sur les 1 300 MW installés, nous disposons actuellement d’environ 800 MW. Certaines machines sont à l’arrêt pour entretien et d’autres sont en panne prolongée », a-t-il expliqué.
Le ministre assure que des efforts sont en cours pour améliorer la disponibilité des équipements et renforcer l’approvisionnement en électricité, alors que les habitants de Conakry continuent de faire face à des coupures récurrentes.

