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Transport : Des usagers de l’axe Mamou – Labé tirent la sonnette d’alarme

Depuis quelques années, la route Mamou – Labé sur la nationale numéro 1 est en état de dégradation avancée. Une situation qui se détériore d’année en année avec la disparition progressive du goudron qui laisse place à des nids de poules devenus abris d’éléphants. Face aux difficultés enregistrés l’année dernière sur cet axe notamment entre Mamou – Dalaba, des usagers rencontrés par Guineenews ont voulu attirer l’attention des autorités sur ce qui selon eux risque de ‘’couper’’ le trafic à ce niveau.

Si rien n’est fait d’ici la saison des pluies, cet axe risque de se couper, estime Souleymane Barry, chauffeur fraîchement rentré de Conakry. « Je vous signale que c’est l’unique route qui relie le Foutah à la capitale, l’unique. Et voyant son état, on se dit qu’il y a de quoi s’inquiéter car ça va de mal en pis. L’année dernière c’était encore acceptable ; et je me demande à cette allure comment sera cette route en saison de pluie. Il faut que les autorités se penchent sur cette situation sinon Mamou – Labé risque de se couper », alerte-t-il.

Satisfait de l’état d’avancement des travaux de bitumage du tronçon Coyah – Mamou, Diallo Alpha Oumar explique son calvaire entre Mamou – Labé. « Tout d’abord il faut se féliciter de l’avancement des travaux de la route Coyah – Mamou. C’est vrai que ce n’est pas une autoroute comme annoncé, mais actuellement c’est très praticable. Moi qui vous parle, je quitte actuellement Conakry à 05 heures du matin mais 08 heures me trouve à Tamagaly où je déjeune. Maintenant de Tamagaly à Labé je fais au moins 6 heures de temps dont au moins 4 heures rien qu’entre Mamou et Dalaba. Cela prouve que la route Mamou – Labé n’est plus praticable. Et facilement les gens tombent en panne sur l’axe là », explique ce chauffeur.

« Désormais on roule entre Dalaba – Mamou la peur dans le ventre car les coupeurs de routes profitent de l’état de la route pour organiser des attaques. Ainsi, même nous qui voyageons de nuit si on ne dépasse pas le tronçon avant 22 heures, on préfère passer la nuit soit à Mamou ou à Dalaba car ce n’est pas sûr. Tout le temps c’est des attaques à ce niveau parce que les bandits savent que les automobilistes sont obligés de ralentir à ce niveau » soutient Mamadou Kouyaté également chauffeur sur la même ligne de transport.

Au syndicat des transports et mécanique général de Labé, le responsable rencontré à solliciter l’aide de l’état pour la réhabilitation de cette route stratégique.

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