« À bas le maire de Lambanyi, vive le Général Mamadi Doumbouya ! » C’est avec ces slogans que des femmes vendeuses du marché Bantounka 1, dans la commune de Ratoma, ont exprimé leur ras-le-bol ce lundi 24 mars 2025.
Munies de pancartes, elles accusent la mairie de Ratoma, en complicité avec un opérateur économique et le trésorier d’un parti politique, de vouloir les déloger de leurs lieux de vente.
« C’est le maire de la commune de Lambanyi qui a facilité toute cette manigance. Cette affaire de bail remonte à l’époque où les communes n’étaient pas encore divisées. Un certain Sacko est derrière tout cela, avec un actionnaire nommé Maladho, qui serait trésorier de l’UFDG. À l’époque, ils ont attribué tous les marchés de Ratoma uniquement pour faire souffrir nos mamans. Que le Président nous vienne en aide ! Cette affaire de bail est nulle et non avenue, c’est juste un prétexte pour semer des troubles ici. Nous ne voulons plus de désordre à Cosa », a expliqué Marouf Bah, porte-parole des manifestantes.

Dans leur message, ces femmes ont lancé un appel au président de la transition pour qu’il intervienne en leur faveur.
« Nous demandons au Général Mamadi Doumbouya de nous venir en aide. Cela fait plus de 30 ans que nous occupons ces lieux. Nos mamans respectent toutes les obligations, y compris le paiement des taxes. Ils sont venus récemment nous ordonner de libérer le marché sous 72 heures. Après des démarches, nous avons compris qu’ils sont dans l’erreur. En réalité, ce qui les dérange, c’est qu’il n’y a plus de manifestations à Cosa comme avant. Ils veulent s’attaquer à notre marché pour provoquer des troubles, mais ils oublient qu’ici, nous prônons la paix et refusons la violence.
Dites au Président de la République de nous aider à sauver notre marché. Certains prétendent faussement que c’est lui qui a ordonné la réquisition du marché, mais ce sont des opérateurs économiques corrompus qui sont à la manœuvre et qui n’aiment pas le Président. Qu’il soit rassuré : nous l’avons soutenu hier, nous le soutenons aujourd’hui, et nous continuerons à le soutenir demain », a déclaré Thierno Marouf Bah.
À noter que cette manifestation s’est déroulée sans violences ni intervention des forces de sécurité.