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Route Le Prince : une patrouille sur fond de violation des droits de l’homme

Les forces de défense et de sécurité font de plus en plus objet d’accusations d’exaction le long de l’autoroute Le Prince, appelé communément l’axe. Les coups de feu sont même devenus fréquents  dans certaines parties de cette banlieue nord de Conakry. Comme c’était hier dans la soirée.

Il s’agirait du quotidien des habitants de la zone où la présence des hommes en tenue terrorise au lieu de rassurer. Impossible d’avoir des explications sur les tirs d’armes à feu à Wanindara ce mardi, pourtant largement relayés sur la toile, via les réseaux sociaux. Par contre, à la direction de la communication de la police, il a été confié à Guineenews qu’il existe des opérations de ratissage organisées par les autorités.

«Il y a une patrouille dans les zones jugées criminogènes le long de l’axe», répond Colonel Mory Kaba. Et d’ajouter : «hier ils (les agents) étaient à Gnari Wada (Hamdallaye), dans le coin appelé temple. Aujourd’hui, ils sont vers Cosa». Avant d’expliquer que «les gens sont en train d’indiquer les coins susceptibles d’abriter les bandits. Maintenant, il faut nettoyer les nids de bandits avant les opérations de maintien d’ordre ».

Seulement, la version de l’officier n’est pas celle de Ibrahima Aminata Diallo, qui milite pour la non-violence dans l’axe.  Selon le coordinateur  de la coalition nationale des associations pour la paix et le développement (CONAPAID) joint au téléphone par Guinéenews, «depuis le lendemain des manifestations du 28 juillet, nous avons constaté la réquisition de l’armée, cela en violation des droits de l’homme.» Et d’accuser: « ils sont en train de procéder à des arrestations arbitraires, non pas seulement dans les endroits réputés être des temples, mais même dans les cafés. »

A la question de savoir si ces arrestations ne sont pas seulement dans les nids des bandits, notre source répond : « ce n’est pas vrai. Ils sont en train de rentrer dans les quartiers. Tout jeune qu’on rencontre à partir de 20 heures, on l’embarque».

Si notre interlocuteur n’a pas vécu un cas d’introduction dans les familles, affirme tout de même «qu’il y a une liste préétablie» pour la cause et sur laquelle son nom figure.  Avant de dénoncer le fait que des citoyens sont «pris manu militari et embarqués dans des pickups pour le camp Alpha Yaya Diallo.

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