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Revue de presse : « liberté à tout prix ! », « Alpha Condé n’est  pas un homme d’Etat ! »

Cette semaine,  pour sa revue de presse hebdomadaire, Guinéenews a feuilleté les hebdomadaires  La Lance et Le Lynx et le quotidien national Horoya.

« Alpha Condé n’aime pas les critiques, ce n’est pas un homme d’Etat », affirme le chef de file de l’opposition, Mamadou Sylla, dans une interview accordée à La Lance. Dans cette interview, Mamadou Sylla déclare : « on ne m’a pas invité à l’aéroport. Cela a commencé à l’occasion de la fête de l’Aïd-El  Kébir passée. Tout près d’ici, il y a un lieu de prière. Habituellement, il désigne des personnalités pour aller présider les différents lieux de prière. D’habitude, comme je suis à côté, on m’affectait le lieu d’à côté. Je contribuais. Cette fois, je n’ai pas été désigné. J’ai vu qu’il (Alpha Condé) était derrière, et voilà qu’arrive pour l’aéroport. Qu’est-ce qu’il fait ? Alpha envoie une femme, une directrice même, contre le député que je suis, président d’un parti, chef de file de l’opposition. J’ai dénoncé cela le même jour, en disant que j’y vois la main du Président derrière… » Et le journal de lui poser la question : depuis votre rencontre en mars, avez-vous échangé ?  « Non, on n’a pas échangé depuis avril ; mais, jusqu’à fin mars, on s’appelait », répond le chef de file de l’opposition. Donc c’est à partir de votre conférence de presse qu’il ne vous a plus appelé ? « Voilà. C’est quelqu’un qui n’aime pas les critiques, ce n’est pas un homme d’Etat », estime Mamadou Sylla.

« Liberté à tout prix ! », barre à sa Une Le Lynx en écrivant sur les trois détenus politiques ufdégistes qui prônent l’apaisement. « Plus d’un lecteur a dû froncer les sourcils en parcourant ladite tribune publiée mercredi 2 juin, notamment dans sa conclusion : ‘’ nous pensons qu’il est temps que chaque Guinéen prenne résolument l’engagement de promouvoir l’exercice d’une démocratie apaisée, l’unité et la réconciliation de tous les fils et filles de notre Guinée.’’ L’étonnement est d’autant plus grand que, Ousmane Gawa, un des signataires, est surnommé  ‘’Gorko soussaye ‘’ pour souligner son courage…. » Et le satirique de s’interroger : en presque sept mois de détention sans procès, ont-ils fini par perdre leurs convictions de départ ?  Les sources du satirique font état de négociations pour obtenir la libération de ces détenus politiques. « Pour obtenir la clémence du pouvoir, il fallait que les prisonniers annoncent publiquement leur renoncement à la violence, prônent l’apaisement. Même s’il réitère leur innocence, pour ne pas perdre la face. Un mea-culpa à la place de la reconnaissance de la victoire du Prési Grimpeur. Une sorte de prix à payer pour attendrir le cœur du Timonier. Un gage. Pour certains, qui se veulent réalistes, seule la finalité importe. Si au départ, les prisonniers politiques étaient accusés d’infractions aussi graves que ‘’ détention et fabrication d’armes, associations de malfaiteurs, pillage et destruction, participation à un attroupement, propos incitant à la haine, troubles à l’ordre public…’’ L’ordonnance de renvoi du juge d’instruction en retient des charges moins lourdes… », écrit le journal.

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« Economie agricole : paradoxe entre production et prix élevé des denrées alimentaires », titre Horoya à sa Une du jeudi 10 juin. Le quotidien national note que malgré l’accroissement très significatif de la production agricole, le prix des denrées alimentaires semble toujours peu accessible pour les citoyens. Sur les marchés de proximité, ‘’ consommons guinéens ‘’ a aujourd’hui tendance à concurrencer les comestibles importés, grâce aux efforts louables des producteurs et surtout à l’implication du gouvernement pour promouvoir le secteur. « Cette hausse de prix des produits agricoles et alimentaires de première nécessité est justifiée par certains par la dégradation des voies de communication routières rendant pénible l’approvisionnement des marchés situés dans les grandes villes. A cela s’ajouterait la pandémie de COVID-19 qui a réduit les activités agro-pastorales, alors que la poussée démographique nous obligerait à accroître la production nationale… », explique Horoya.

    

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