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Retour à l’ordre constitutionnel: les forces sociales répondent au PM à leur manière

A l’image d’autres acteurs politiques plutôt déçus de la rencontre avec le Premier ministre le 27 juin dernier, les forces sociales ne vont pas adresser de nouveaux documents au locataire du palais de la Colombe.
Par contre, en réaction à la demande faite par le chef du gouvernement, la plateforme de la société civile fait une déclaration qui traite essentiellement des sujets qui doivent faire l’objet de dialogue, en vue du retour à l’ordre constitutionnel.

Ce document transmis tard ce vendredi 1er juillet aux médias par forces sociales reste dans le délai fixé à la même date par le Mohamed Béavogui. «Avec la bonne foi et l’objectivité dans le respect de la Charte, le dialogue peut être structuré en deux (2) étapes sous la facilitation de la communauté Internationale (CEDEAO, UA, G5 et le Système des Nations Unies) pour garantir la confiance », suggère-t-il. Ajoutant par ailleurs ceci: «la communauté Internationale mettra à disposition de l’expertise technique et impartiale  pour le rapprochement des positions sur les contradictions d’ordre technique.

Abordant les deux (2) étapes, les forces sociales se penche d’abord sur la «la définition du Chronogramme (contenu et durée) de la Transition ». En effet, «à la suite de l’annonce controversée des 36 mois comme durée de la Transition par le CNRD à travers le CNT en violation de l’article 77 de la Charte de la Transition, bien qu’une grande majorité des acteurs politiques et sociaux ait rejeté dans la forme et le fond, il y a certains acteurs sociopolitiques du pays qui ont jugé pour une raison ou autre cette durée raisonnable », rappelle la plate-forme de la société civile.

Du coup, «…dans un élan d’objectivité et de responsabilité, la première partie du dialogue sur la durée de la Transition doit se faire entre les représentants dûment désignés du CNRD et les acteurs qui rejettent les 36 mois pour confronter les arguments dans le respect de l’article 77 de Charte de la Transition », suggère le document.

Et d’expliquer, à propos du «…dialogue permanent sur la conduite de la Transition» que: «dans le cadre de la mise en œuvre et le suivi du Chronogramme de la Transition y compris certains sujets d’enjeux majeurs, tels que (la constitution, l’organe de gestion des élections, le fichier électoral, la réconciliation), un dialogue permanent inclusif peut être institué de façon mensuelle tout le long de la Transition entre les Forces Vives et les autorités».

Quant au «cadre de dialogue permanent» qui constitue la véritable pomme de discorde, une proposition concrète est désormais sur la table du premier ministre, encore une fois.  «Le cadre peut être composé de 25 personnes issues des ensembles les plus représentatifs et répartis comme suit: Société Civile07, Syndicats03, Coalitions politiques10, CNRD/Organes de la Transition05».

Cette proposition faite, en ‘‘nota bene’’, les forces sociales rappellent qu’un document similaire avait déjà été transmis aux autorités de la transition. «NB: en décembre 2021, après une enquête de perception auprès des guinéens de l’intérieur et de l’étranger, suivie d’un atelier de consolidation qui a regroupé l’ensemble des organisations/plateformes de la société civile, les Forces Sociales du pays ont transmis au CNRD, un document de contribution pour la définition du Chronogramme de la Transition, à travers la Dynamique d’Appui Citoyen à la Transition. Ce document, dont l’extrait actualisé de la matrice en PJ, a été également transmis à l’époque au PM », affirment les forces spéciales.

Ce qui conforte dans leurs positions les acteurs sociopolitiques qui déclarent avoir déjà fait assez de mémos à la junte qui n’a plus qu’à lire ces documents et réagir en conséquence.

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