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Procès du 28 septembre : voici les recommandations de la société civile aux différentes parties 

Suite à l’organisation du procès des évènements du 28 septembre 2009, la société civile à travers le Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG) a fait ce mercredi 5 octobre quelques recommandations pour la bonne démarche dudit procès.
Au gouvernement via le ministère de la Justice et des Droits de l’homme, le CNOSCG a suggéré dans un communiqué lu par son secrétaire exécutif, Gabriel Haba, la création des conditions pour assurer le déroulement serein du procès, de rendre opérationnelle et veiller au respect strict de la récente loi sur l’aide juridictionnelle ainsi qu’à la protection des victimes, des témoins et autres personnes.
« De garantir le respect du droit de la défense, de la présomption d’innocence, du bon traitement des prévenus pendant la durée du procès. De créer les conditions idoines pour la comparution de toutes les personnes susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité »
A la partie civile et à la défense, il a demandé de contribuer à la tenue du procès dans le respect du code de procédure pénal en s’abstenant de toute interprétation fallacieuse du droit positif guinéen et des textes internationaux de nature à entraver la sérénité des débats. « De faire preuve de professionnalisme; De privilégier le maintien de la paix qui est une condition générale à la tenue de ce procès », a t il indiqué
Aux partenaires bi et multilatéraux (ONU, UE, CPI…), le CNOSCG a demandé d’appuyer techniquement et financièrement le gouvernement guinéen dans la gestion de ce procès. « De tenir leur promesse de soutenir la Guinée pour la réussite de ce procès », a-t-il dit.
Quant aux partis politiques, le CNOSCG a demandé de s’abstenir de toute conclusion hâtive, tendancieuse et fallacieuse de nature à jeter le discrédit sur le déroulement de ce procès. « D’éviter de créer et d’entretenir toute polémique autour de ce procès dans le but de manipuler l’opinion nationale et internationale », a t il affirmé.
S’adressant aux médias, le CNOSCG a souligné d’éviter de se substituer aux acteurs (ministère public, avocat de la défense, de la partie civile…) de ce procès dans l’interprétation des textes de loi relatifs à ce procès. « De faire preuve de professionnalisme dans le respect de la loi sur la liberté de la presse et du code de bonne conduite adopté librement par eux; Et d’éviter toute manipulation de l’opinion publique », a-t-il laissé entendre.
Dans la même logique, le CNOSCG a invité les organisations de la société civile, de veiller au respect du droit de la défense, de la présomption d’innocence et du bon traitement des prévenus; De contribuer à la sérénité de ce procès par la sensibilisation des citoyens, des acteurs pour assurer la quiétude sociale; De suivre l’application de la mise en œuvre des récentes lois portant témoins… respectivement sur l’Aide juridictionnelle et la protection des victimes.
Aux citoyens établis en Guinée ou à l’étranger, le CNOSCG les a invité à  contribuer à la manifestation de la vérité par la mise à disposition de la justice de toute information et tout élément de preuve. « De s’abstenir de tous faux témoignages et de ne pas se laisser manipuler par la tenue des déclarations et des prises de position tendancieuses tout au long du procès », a t il déclaré.
Pour terminer, la société civile guinéenne, dans son traditionnel rôle de veille, d’alerte et de propositions, a décidé de la mise en place d’un système de monitorage du présent procès, des discours sociopolitiques, des reportages et toutes autres émissions des médias dans le but de prévenir les propos tendancieux et tous autres comportements de nature à saper la bonne marche de ce procès qui se veut libre, juste et équitable.
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