
La coentreprise SimFer, qui réunit le Gouvernement de la République de Guinée, Rio Tinto et le consortium CIOH mené par Chinalco, a dévoilé, ce jeudi, une étape particulièrement encourageante sur l’avancement des travaux au cours du premier semestre 2026. C’était à l’occasion de son désormais point de presse trimestriel traditionnel.
Porté par une cadence opérationnelle soutenue, le projet s’affirme plus que jamais comme un des moteurs de la transformation économique du pays, affichant des performances logistiques et industrielles de premier plan.
La dynamique d’exportation lancée est incontestablement le fait marquant du premier semestre de l’année. Avec la montée en puissance des opérations d’extraction et d’acheminement. Grâce au renforcement progressif des capacités de la logistique ferroviaire pilotée par la Compagnie du TransGuinéen, les flux de minerai vers les marchés internationaux va crescendo.
Au cours du seul deuxième trimestre 2026, ce sont 1,6 million de tonnes de minerai de fer qui ont été expédiées vers la Chine. Cette performance trimestrielle robuste porte le volume total exporté à 2,2 millions de tonnes depuis le début de l’année. Une illustration concrète de la transition réussie du projet, qui bascule progressivement de la phase de grands chantiers d’infrastructure à celle de producteur et exportateur mondial de minerai de fer.
Des chantiers titanesques avancés à près de 75 %
Sur le terrain, la mobilisation des équipes ne faiblit pas. Le calendrier des travaux est rigoureusement respecté, avec près des trois quarts des infrastructures globales désormais finalisées.
Le détail par secteur illustre l’ampleur de la métamorphose en cours dans la région. Le réseau ferroviaire, véritable artère névralgique du projet, a vu sa mise en service complète actée avec succès dès le premier trimestre 2026, fluidifiant durablement le corridor minier. Sur le site minier de SimFer, les travaux de terrassement et l’édification des installations permanentes affichent un taux d’avancement global de 77%. Enfin, les infrastructures portuaires, étape clé pour la chaîne d’exportation à grande échelle, affichent une progression de 85 %, garantissant une mise en service dans les délais, fixée au premier trimestre 2027.
Une vision d’avenir saluée par Chris Aitchison, directeur général de SimFer, qui met en avant la solidité des alliances scellées autour du projet :
« Les progrès réalisés ces derniers mois témoignent de l’engagement de nos équipes et de la solidité de notre partenariat avec le Gouvernement guinéen et l’ensemble de nos partenaires du projet. Nous continuons à progresser de manière sûre et responsable, tout en nous préparant aux prochaines phases opérationnelles. Notre priorité demeure la création de valeur durable pour la Guinée, ses communautés et l’ensemble des parties prenantes du projet. »
Un impact socio-économique immédiat pour le tissu local
Au-delà des prouesses techniques et des volumes de fret, la dimension partenariale et l’ancrage local du projet continuent de produire des effets tangibles. En s’appuyant sur le développement des compétences et la montée en puissance de la main-d’œuvre guinéenne, SimFer entend faire de Simandou un levier de prospérité partagée.
A ce titre, l’engagement en faveur du contenu local s’est traduit par des investissements massifs. Ce sont 210,5 millions de dollars américains qui ont été injectés auprès de fournisseurs et d’entreprises guinéennes au cours de ce seul premier semestre 2026. Une contribution majeure pour l’écosystème entrepreneurial national, avec un ancrage durable des richesses minières dans l’économie réelle du pays.

