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Nouveau round de dialogue politique: la position de l’UFR

A quarante-huit heures de la rencontre prévue entre le premier ministre et « les coalitions des partis politiques, les organisations de la société, les syndicats », le lundi 27 juin prochain, nous avons une idée de la position de l’Union des forces Républicaines (UFR). Du moins à s’en tenir aux propos de son vice-président, Boubacar Carry.

Intervenu dans l’émission Mirador ce samedi, l’ancien ministre de la pêche du gouvernement Sidya Touré a décliné sa lecture des derniers développements de l’actualité du pays. Notamment, le dialogue politique en vue.  En ce qui concerne la participation où non, en ce qui concerne l’UFR, «d’ores et déjà, il n’y a pas de préalable», répond-t-il. Et d’ajouter que «pour la participation, la concertation est en train de se faire au sein de notre coalition ». Mais? estime-t-l, «il n’y a pas de raison que nous n’y soyons pas, sous réserve de la décision des leaders de notre coalition, c’est-à-dire, MM. Aliou Bah du MoDel et Sidiya Touré de l’UFR».

Sur les sujets à débattre, l’invité de Mirador pense que « ce qui pourrait être les principaux axes de travail du ce dialogue, c’est d’abord tout ce qui doit constituer le retour à l’ordre constitutionnel». Expliquant que «tout le monde appelle ça de ses vœux, les postulats sont connus. C’est notamment le fichier électoral, l’organe de gestion des élections, la constitution, la durée avec le chronogramme ».

Poursuivant, M. Barry informe que «l’autre axe, c’est la gestion courante de l’Etat où il faut quand même recadrer les actions du CNRD pendant cette transition, pour ne pas se disperser en voulant faire tout en même temps ». En tout cas, selon sa lecture, «il y a peut-être des programmes d’urgence, des projets gelés qui faut essayer de réanimer, ça fait partie effectivement de la transition. Mais se lancer dans des projets à très long terme, évidemment, ça ce n’est pas le rôle de la transition».

Sur les poursuites engagées contre des leaders, «évidemment ce cadre de dialogue peut être l’occasion de mettre sur la table tous les dysfonctionnements constatés qui nécessiteraient des correctifs », répond-il. Et d’insister «qu’effectivement, là où on considère que la loi n’a pas été respectée alors que le président de la transition considère que c’est la justice qui est sa boussole, ces questions vont être mises sur la table, parce que l’objectif, c’est, comme l’a dit le premier ministre, c’est d’avoir une transition apaisée »

Dans la même lancée, Boubacar Barry déclare «qu’il faut créer les conditions suffisantes et nécessaires pour que tous les acteurs se sentent en sécurité, se sentent rassurés parce qu’effectivement on a constaté une crise de confiance pendant une certaine période où on a eu le sentiment d’un acharnement, d’une persécution ». Et que «tous ces éléments pourraient effectivement faire l’objet de discussion pour permettre de travailler dans la sérénité…»

Auparavant, l’ancien ministre a estimé que «depuis la prise de parole du premier ministre, on a senti quand même les lignes bouger ». Du coup, selon sa lecture, «bien qu’il y a une en ore une dernière tentative d’interférer dans ce processus, (…) le recadrage du premier ministre permet de penser qu’il veut il veut véritablement assurer le leadership dans le dialogue que nous avons tous souhaité, que ce soit dans son format, que ce soit par les acteurs qui doivent y être ».

Donc, «effectivement, ça donne un peu plus d’espoir. Et ça déclaration est sans équivoque par rapport à sa volonté de rassembler tout le monde, d’avoir un dialogue structuré, efficace et productif où tous les sujets seront débattus sans  tabou», indique-t-il. Avant d’annoncer qu’on remettra effectivement sur la table l’ensemble des questions liées au retour à l’ordre constitutionnel et éventuellement à la gestion courante de l’Etat ».

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