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Maintien d’ordre à Conakry: la France déplore l’utilisation « illégale » des armes létales

Les pressions diplomatiques exercées sur la junte guinéenne porte-t-elles leurs fruits ? C’est tout comme. En témoigne cette « réponse du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, à une question écrite à l’assemblée nationale. »
Dans ce document affichée sur le site de l’assemblée française, « la France (rappelle qu’elle) a condamné le coup d’Etat du 5 septembre 2021 en Guinée. » Et que  « comme la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest et l’union africaine, elle souhaite que la transition réussisse et aboutissent à un retour rapide à l’ordre constitutionnel. »
Dans la même logique, affirme-t-elle, « la France est engagée dans un accompagnement de cette transition, étroite coordination avec l’ensemble des partenaires, notamment dans les domaines de la gouvernance  (élections, fiscalité), du développement et dans un contexte régional troublé, de la prévention de la menace terroriste. »
Cependant, indique le document, « France demeure très vigilante quant à l’évolution de la transition. » Et que « dans ce contexte, nous sommes préoccupés par l’arrestation des personnalités politiques et de la société civile. Nous déplorons le recours excessif à la force et l’utilisation illégale d’armes létales par les forces de l’ordre lors des manifestations organisées par l’opposition à Conakry. »
Cela dit, « les ambassadeurs du G5 (Nations Unies,  CEDEAO,  Union Européenne, États-Unis, France.) se sont exprimés à sujets le 31 juillet dernier. » Et  « par ailleurs, la France continue d’apporter son plein soutien aux efforts de médiation de la CEDEAO. »
Dans la même logique, « dans ce contexte, elle prend note des sanctions décidées par l’organisation ouest-africaine le 22 septembre dernier et appelle les autorités guinéennes à travailler avec la CEDEAO et son médiateur pour la Guinée, l’ancien président béninois, Thomas Boni Yayi, en vue d’aboutir à un accord pour le déroulement de la transition et sur un chronogramme électoral permettant un retour rapide à l’ordre constitutionnel. »
Ainsi, « la France appelle également les autorités guinéennes à engager un dialogue inclusif avec les acteurs politiques et les représentants de la société civile, afin de permettre une transition apaisée et garante de la paix sociale. »
Une preuve que les pressions diplomatiques réussissent à sortir la France vue dans l’opinion comme un des soutiens de la junte, de son silence.

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