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Le SADEN organise la deuxième édition du TEDx Dixinn 

« Des idées innovantes et des parcours inspirants pour changer le monde ». C’est sous ce thème que s’est tenue la deuxième édition du TEDx Dixinn, ce mardi 11 octobre 2022, à Conakry. Une initiative du Salon des entrepreneurs de Guinée (Saden).

Plusieurs personnalités issues d’horizons différents ont tenu en haleine le public mobilisé pour la circonstance.  Elles ont exposé sur leur vision, leur passion ou leur vocation dans leurs secteurs respectifs et  délivré des messages percutants, suscitant par moments des débats et les questionnements.

Mlle Barry Ayssatou évolue dans le secteur du livre. En sa qualité de responsable de communication chez L’Harmattan Guinée, elle a développé un thème en lien avec la femme et le métier du livre. Au cours de son speech, elle a étalé sa contribution active à la vie littéraire en Guinée, en partageant avec le public sa jeune mais riche expérience dans l’univers du livre en Guinée.

« Ça a commencé en 2016 pendant les préparatifs de Conakry, capitale mondiale du livre. J’étais juste curieuse. Je voulais savoir à quoi consistait le projet. Donc, je me suis rapprochée de l’équipe organisatrice et j’ai été acceptée. Je me suis battue pour être là où je suis aujourd’hui. Je suis la responsable de communication des éditions L’Harmattan Guinée qui est la plus grande édition aujourd’hui en Guinée. Je suis également la directrice adjointe de l’équipe des 72heures du livre de Guinée ; l’un des plus grands salons du livre aujourd’hui en Afrique. Et je pense que si les organisateurs m’ont choisie pour venir partager cette expérience avec le public, c’est qu’ils ont pensé que ça méritait d’être connu« , a-t-elle confié.

Aussi, elle a parlé de la faible représentativité des femmes dans le secteur du livre où elle évolue. Car, de l’avis de la présentatrice,  il n’y a pas beaucoup de femmes écrivaines aujourd’hui en Guinée. « Je dirais qu’il n’y a même pas de femme qui travaille dans le métier du livre. Il n’y a pas beaucoup de femmes éditrices. Or, nous pouvons toutes être des éditrices, travailler dans le domaine du livre. Car, le métier du livre est un métier qui a tous les domaines en son sein. Il y a des informaticiens, des logiciens, de la communication, des finances, des ressources humaines, etc. Donc, tous ceux-ci sont des domaines dans lesquels nous pouvons exprimer plaenement notre savoir-faire. Et dans les prochains mois, je vais lancer une collection uniquement pour les femmes à L’Harmattan. Cette collection ne publiera que des livres écrits par des femmes », a-t-elle annoncé.

De son côté, la Directrice de publication du magazine féminin AZAMAG a axé sa communication sur le rôle des femmes africaines dans les médias et dans le monde entier depuis 2010.

« Pourquoi nous ne prenons pas la parole pour nous exprimer à la place des hommes, avec les hommes ? Pourquoi est-ce que c’est toujours aux hommes on tend le micro pour parler des choses importantes alors que nous sommes cantonnées à la cuisine et à la mode ? », tente-t-elle de savoir, tout en dénonçant l’absence des femmes notamment dans les médias.

Promotrice d’une agence de communication, elle s’insurge contre le fait qu’on ne donne pas la parole aux femmes pour qu’elles puissent parler d’elles-mêmes ou des choses importantes.

« A chaque fois que les journalistes interviewent une femme, c’est dans des conditions tragiques ; c’est qu’il y a eu inondation, viol ou catastrophe naturelle. Et quand on a des plateaux, nous n’invitons que des hommes à la place des femmes. Or, nous avons évolué dans les mêmes écoles. Et donc, on devrait tous pouvoir prendre la parole dans les médias », a-t-elle insisté.

Pour sa part, Saran Bah a porté sa communication sur le concept : Du rêve à la réalité de Conakry à Porto Rico. Une thématique qui aborde le rêve d’une jeune fille qui voulait aller à Miss Monde pour représenter son pays et qui, par la grâce de Dieu, a su réaliser ce rêve avec beaucoup d’obstacles.

Pour elle, fondamentalement chaque être doit participer activement à la société parce que chacun y a un rôle à jouer. Toutefois, elle estime qu’il est important d’outiller les gens afin qu’ils puissent prendre soin d’eux, être autonomes mais également participer à l’économie du territoire dans lequel isl se trouvent.

« Et les femmes font partie intégrante de la société. Elles savent tout faire. Donc, c’est important qu’on puisse leur donner des outils pour qu’elles puissent se développer et être autonomes afin de subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles », a indiqué Miss Saran Bah.

Manifestation organisée par le Salon des Entrepreneurs de Guinée, TEDx Dixinn, à l’instar des autres TEDx, qui se déroulent dans le monde entier, s’inspire directement de la conférence américaine TED (Technology Entertainment and Design).

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