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La drépanocytose : une maladie facile à prévenir mais difficile à guérir (1ère Partie)

Contrairement au VIH/Sida, le paludisme, et d’autres maladies connues, la drépanocytose n’est que peu connue en Guinée.  Cette pathologie qui se manifeste par les douleurs osseuses articulaires, l’anémie et la faiblesse, gagne de plus en plus du terrain dans la société. Ce, par un manque de connaissances sur la maladie. Faut-il préciser que a drépanocytose est l’une des maladies non transmissibles.

Cependant, si l’Etat prend en compte cette maladie, il serait aussi important qu’il accompagne les malades. En Afrique de l’Ouest, selon des études de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la prévalence varie de 10 à 11%. En Guinée, aucune étude récente n’a été faite en Guinée, pour connaître le nombre de cas. Jusque-là, il y a un seul centre spécialisé dans le traitement de cette pathologie.

Selon Dr Mamadi Dramé, le président de l’ONG médicale SOS Drepano-Guinée, la drépanocytose est « une maladie génétique et héréditaire. Génétique parce qu’elle est due à un défaut de la structure de l’hémoglobine. Ce défaut est lié à une mal position des acides aminés qui constituent la chaîne même de la structure de l’hémoglobine. Ce qui entraîne toutes les cascades liées aux manifestations cliniques de la maladie.

Elle est héréditaire parce qu’elle est transmise de parents à enfants. L’enfant peut hériter de l’anomalie d’un seul parent et il aura la forme hétérogygote. Donc, un porteur sain. Mais, s’il hérite des anomalies des deux parents, il aura la forme majeure qui rend malade. Dans ce cas, c’est la forme homogygote si les deux parents ont transmis la même anomalie. Ou double hétérogygote si ils ont transmis différentes anomalies”, a-t-il expliqué.

Avant de faire l’examen médical, des symptômes permettent de détecter cette maladie chez le porteur malade dès les premiers mois de naissance. « L‘un des premiers signes qui apparaît très tôt, c’est le gonflement du dos des pieds et mains autrement appelé syndrome pieds-mains, mais aussi des grosses rates. Cela s’accompagne plus tard par l’anémie ou lictère. La coloration des yeux et de l’urine en jaune qui s’explique par la destruction rapide des globules drépanocytaires« , rajoute Dr Dramé

Pour le Directeur du centre drépanocytaire, les tranches les plus touchées de cette maladie sont de 6 à 15 ans et de  15 à 20 ans.

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