C’est la fin d’un procès criminel qui a retenu l’attention des citoyens dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de Kindia. Mamadou Hady Diallo, Abdoul Aziz Boiro et un certain Benzema ont été reconnus coupables ce mardi 25 mars 2025. Mamadou Hady Diallo, auteur principal du crime ayant coûté la vie à la lycéenne Catherine Bilivogui, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté par le tribunal.
Un verdict que le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia qualifie de proportionnel à l’infraction commise.
« Pour être plus précis, les faits se sont produits le 14 août 2024. La ville s’est réveillée sous le choc après la découverte du cadavre de la demoiselle Catherine Bilivogui, assassinée par son copain. Cette procédure a été menée depuis la brigade de recherche jusqu’à ce matin, où la décision vient d’être rendue.
Après les débats, trois personnes étaient principalement impliquées dans cette affaire : Mamadou Hady Diallo, l’auteur principal, Abdoul Aziz Boiro et un certain Benzema, actuellement en fuite.
Le tribunal a retenu l’assassinat contre Mamadou Hady Diallo, qui a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans et au paiement de 5 milliards de francs guinéens.
Quant à Abdoul Aziz Boiro, initialement poursuivi pour complicité d’assassinat, le tribunal a finalement requalifié son action en entrave à la saisine de la justice, une infraction correctionnelle et non criminelle. Il a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement, dont 5 mois assortis de sursis, ainsi que d’une amende d’un million de francs guinéens.
Benzema, qui a joué un rôle similaire à celui de Boiro en intervenant après l’infraction, est actuellement recherché. Lorsqu’il sera retrouvé, il purgera une peine de trois ans d’emprisonnement et devra s’acquitter d’une amende de 5 millions de francs guinéens », a expliqué Damou Camara.
Ce verdict, rendu par le président du Tribunal de Première Instance de Kindia, est apprécié par la partie civile, notamment la famille de Catherine Bilivogui, assassinée il y a cinq mois.