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Kalémoudou à propos des manifs : « on se retrouve dans les revendications du Fndc »

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui se bat désormais pour le retour à l’ordre constitutionnel, appelle à une manifestation pacifique dans le grand Conakry le 23 juin prochain. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), par la voix de son vice-président chargé des affaires économiques, Kalémoudou Yansané, dit qu’elle se retrouve dans les différentes revendications du FNDC. Ce qui, de facto, veut dire qu’elle répondra à cet appel.

Le Conseil national de la Transition (CNT) a célébré ses 100 jours le 25 mai dernier. Mais pour Kalémoudou Yansané, si le CNRD voulait organiser vite des élections et partir, il n’avait pas besoin d’un CNT : « Le CNT vient de fêter ses 100 jours. En 100 jours, si on est de bonne volonté, il suffit de recruter 5 experts constitutionalistes, on a une loi (Constitution, ndlr). En 100 jours on a un Code électoral. En 8 mois, on a un fichier. Si en 8 mois, 9 mois on n’a pas commencé la rédaction officielle de la Constitution, on n’a même pas parlé de l’organe de gestion des élections, on n’a même pas parlé du fichier, est-ce qu’on peut aller aux élections, est-ce qu’on peut quitter dans la transition ? »

Revenant sur les manifestations qui se profilent à l’origine, le vice-président de l’UFDG rappelle qu’on ne peut pas parler de démocratie et refuser les voix discordantes : « Il faut que tout le monde comprenne que les ingrédients de la démocratie c’est la contradiction, le dialogue, les manifestations, c’est l’écoute de l’autre. Il n’y a pas de démocratie sans manifestation. Il n’y a pas de démocratie sans élections, sans voix discordantes. »

Puis il demande au Gouvernement de faire en sorte que les divergences soient aplanies à travers un dialogue pour éviter les manifestations sinon les encadrer : « Nous demandons aux autorités guinéennes, pour l’amour de Dieu, si elles aiment ce pays, d’engager très rapidement un dialogue pour que les menaces de manifestation qui se profilent à l’horizon aussi bien du G58 que du FNDC soient circonscrites pour qu’on n’arrive pas à l’irréparable. Nous avons encore le temps. »

Concernant l’appel du FNDC, il dit que l’UFDG se retrouve dans toutes les revendications formulées par le FNDC : « Nous avons appris que le FNDC compte manifester le 23 juin. Quelles seront les positions des partis politiques ? J’ai compris que le FNDC demande le dialogue. C’est la même chose que les partis politiques demandent. Le FNDC demande que la liste exhaustive des membres du CNRD soit connue. Nous le voulons aussi. Le FNDC ne souhaite pas que la Guinée soit sanctionnée. Sanctionner un pays, économiquement, politiquement, socialement, ce n’est pas bien. Et nous avons la même position. Ça veut dire que si un mot d’ordre est donné par le FNDC, sur les motifs que nous-mêmes nous exigeons, c’est comme si nous sommes dans la même barque.  Qu’on le dise ou non, c’est comme si nous sommes dans la même barque. Et si dans un pays, la classe politique, par sa majorité, a la même vision, absolument la même vision que la société civile, il va s’en dire que le Gouvernement doit écouter, doit entendre ce message. J’invite le président à faire en sorte que les manifestations qui sont envisagées puissent être, je ne dis pas annulées, mais organisées en accord avec l’Administration. »

Si l’UFDG a été exclue du FNDC à la suite du dépôt de candidature de son président Cellou Dalein Diallo à la présidentielle du 18 octobre 2020, elle demandera ses militants à répondre à l’appel de la plateforme dirigée par Oumar Sylla, alias Foniké Menguè.

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