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Fête de Ramadan en pleine galère : immersion au grand marché de Lélouma

En plus d’être jour du marché hebdomadaire mais aussi et surtout le dernier avant la fête de ramadan, ce samedi 8 mai est bien mis à profit par des citoyens de Lélouma pour effectuer les derniers achats, en attendant le jour de l’une des plus importantes fêtes de la communauté musulmane.
Cependant, cette fête arrive dans un contexte où les citoyens sont déjà étouffés par la crise liée à la pandémie dû au COVID 19, de la fermeture des frontières d’une part, ou de la flambée des prix des produits sur les marchés d’autre part.
Face à toute ces situations, des populations qui tirent déjà le diable par la queue se demandent à quel saint se vouer.
 » Le marché refoule du monde aujourd’hui. Comme vous le savez, c’est le dernier jour du marché avant la fête. Dieu merci il y a tous ce qu’on a besoin mais le problème n’est que les prix sont vraiment très chers et il n y a pas assez d’argent pour soulager toute la famille. Avant, nos enfants qui sont à l’extérieur nous appuyait énormément mais cette année, sincèrement, en tant que père de famille, je suis livré à moi-même. C’est normal. Je ne peux pas leur en vouloir car c’est une dure épreuve que le monde entier traverse actuellement. J’ai douze enfants qui doivent être habillé à l’occasion de cette fête qui se pointe. Et j’avoue que je me demande comment faire », s’interroge un père de famille visiblement très préoccupé pour les habits de ses progénitures.
Sur la même lancée, Aïssatou Baïlo Diallo, également mère de famille va quant à elle en ces termes » c’est vrai qu’il y a assez de monde dans le marché. Mais croyez-moi que beaucoup sont venus en observateurs que acheteurs. Les gens n’ont pas d’argent. C’est une réalité qui crève aux yeux. Personnellement, moi, je suis parvenue à acheter des habits et des chaussures pour les filles. Mais sincèrement les prix ont trop élevé pour un complet pour enfant. Mais on fait avec, il n y a pas d’autres choix » peste t-elle ces deux filles tenues par les bras.
Nombreux sont ces vendeurs d’habits, de chaussures ou d’autres produits cosmétiques qui se disent satisfaits du démarrage de cette journée, laquelle ils entendent faire un bon marché
 Aminata Baldé est vendeuse des chaussures et habits pour enfant. « Les clients viennent. Je pense qu’il ne faut pas être trop avare. Dieu merci. Certains clients se plaignent de la cherté de certains complets mais on arrive à discuter et à nous comprendre», a-t-elle expliqué.
Dans les salons de coiffures si les gestionnaires ne se plaignent pas du manque de clients, ils notent néanmoins une faible affluence par rapport aux précédentes fêtes.  » Comme c’est encore la matinée, il est difficile de jauger et de faire une comparaison. Mais pour le moment, on ne se plaint pas du manque de clients. Certainement si ça continue comme ça, c’est probable qu’on ai du fil à retordre ou pas dans l’après midi. On attend de voir », explique Thierno Diallo.
Du côté des ateliers de couture, l’engouement est vraiment de taille, a t-on constaté sur place.
 
Au niveau du parc de bétail, on nous fait savoir que les clients se font rares et que les prix des animaux ne sont pas à la portée de tous.
 
 » Il n’y a vraiment pas assez de clients. Je comprends que les bœufs se font rares et de plus en plus chers. Mais pour ce qui est des chèvres et moutons, je n’arrive pas à comprendre pourquoi il n’y a pas assez de clients », s’interroge Mamadou Diallo.
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