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Entretien des routes urbaines : des curages pour ‘’pansements’’ qu’il ne faut pas retarder indéfiniment.

Nos chaussées sont pour la plupart jonchées de trous qui les ravinent et perturbent fortement la fluidité attendue de la circulation. Cela cause de forts désagréments aux usagers qui freinent énergiquement pour les franchir ou circulent à gauche pour les contourner. Ces deux réactions entraînent dans le premier cas, un net ralentissement du trafic et dans l’autre, des risques de collision avec les usagers qui viennent en face.

Pour tout dire, c’est une situation, en tout, dommageable pour la circulation. Les usagers sont placés devant un choix cornélien : abîmer leurs véhicules ou risquer une collision frontale.

Les TP, dont c’est la mission, ont entrepris d’y apporter le correctif nécessaire. C’est dans ce cadre qu’une opération d’entretien de la voirie urbaine est engagée, depuis quelque temps déjà. Elle consiste à boucher les trous sur les chaussées qui traversent la capitale. Avant la saison des pluies. Un objectif noble qui est salué et encouragé par tous.

C’est ainsi que nous voyons partout, à travers la ville, des entailles bien ciselées qui sont faites aux endroits où il y a des ornières. Ce curetage ainsi effectué permet que le bitume à poser adhère parfaitement au sol et devienne comme un pansement définitif. Mais, si l’intention est bonne, elle semble pêcher dans sa faisabilité.

Quand on parle d’adhérence, on fait forcément allusion au liant fixateur, mais aussi à la stricte propreté des surfaces à coller. Ce sont des conditions essentielles à la bonne exécution du travail planifié.

Mais, dans cet ordre d’idées, on note comme un manque d’adéquation entre le rythme du curage des trous et celui de leur bouchage. Si fait que, dans cet intervalle assez long, les surfaces, auparavant bien incisées, ciselées et décapées se craquèlent sous le poids des véhicules, ou se remplissent de terre et de divers encombrants physiques. Ce qui entraîne un surcroît de travail pour les préposés au colmatage qui sont tenus, avant toute intervention, de nettoyer encore la surface réservée pour l’épandage, avant de faire suivre l’imprégnation et la pose du bitume. Pour que le résultat s’optimise et se pérennise longtemps après.

C’est le même cas de figure qui se présente quand on attend longtemps et que la pluie tombe, entre-temps. Les ingénieurs savent parfaitement que l’eau qui s’accumule dans les entailles effectuées, s’infiltre et ramollit le sol qui devient instable, au-delà d’un certain temps. Il n’y a alors, ni adhérence possible ni stabilité effective qui permettent de réaliser un bon ouvrage.

Dans ces deux variantes, la qualité n’est jamais au rendez-vous. Les ouvrages seront à reprendre encore. Un vrai gaspillage de temps, d’énergie et d’argent, qui rejaillit sur la qualité de la circulation et l’image du pays.

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