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Entre détention « arbitraire » et mise sous contrôle judiciaire : des leaders politiques annoncent une grève de la faim dès le 17 novembre

Il y a près de trois mois, le secrétaire exécutif du parti l’Union des Forces démocratiques (UFR) de Sidya Touré, a été mis aux arrêts avant d’être évacué pour des raisons sanitaires.  Saikou Yaya Barry était à la prison de Coronthie avec les responsables du Fndc -dissous- notamment Foninké Mangué et Ibrahima Diallo.
Ils sont reprochés soit d’avoir organisé des manifestations, soit d’avoir exprimé leur opinion. A cet effet, Goyo Zoumanigui de l’UFR a dénoncé l’attitude des autorités visant à violer la liberté d’expression en Guinée.
« Même au temps du PDG-RDA, la constitution avait reconnu la liberté d’expression. Mais très souvent, on écrit ce qu’on n’appliquera pas et on applique ce qu’on n’a pas écrit. Nous sommes dans cette situation. Mais la junte a accepté toutes les lois qui régissent la Guinée et qu’elle a trouvé en place et la liberté d’expression fait partie« , a-t-il rappelé.
Ce que le responsable de l’UFR a déploré aujourd’hui, c’est que « deux éléments du FNDC sont en prison et jusqu’à présent rien n’est prévu. Pas de jugement, pas d’instruction et ils sont en prison depuis trois mois. Tout comme Saïkou Yaya Barry« .
Par conséquent, il sollicite que les pouvoirs judiciaires  statuent « rapidement sur le cas lorsque les leaders politiques sont arrêtés. Car, dit-il, le problème est ailleurs et des solutions idoines s’imposent. « Ils n’ont pas tué quelqu’un comme ce gendarme qu’on nous a présenté à la télé. D’ailleurs, celui-ci n’est pas le seul parce que les personnes qui sont morts ne l’ont pas été aux mêmes endroits. Si le pouvoir veut aller jusqu’au fond, il a les moyens et le personnel qualifié pour que de pareilles choses ne se reproduisent pas. Une manifestation est le droit des citoyens et il est du devoir de l’Etat d’encadrer les manifestations« .
Parallèlement, il exhorte le CNRD à accepter la charte qu’elle a élaborée et que les partis politiques ont accepté « tacitement ».
Enfin, il a annoncé que « les leaders qui sont là (sous contrôle judiciaire, ndlr) ont décidé d’entrer en grève de la faim à partir du 17 novembre. Pour attirer l’opinion du peuple, et celle des puissances étrangères« .
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