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Détournements de deniers publics: Bah Oury désapprouve l’approche du CNRD

Si le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) considère comme une bonne partie des Guinéens que la gestion de la transition pendant ses 100 premiers jours est globalement positive, Bah Oury n’est pas d’accord sur tous les actes posés avec le CNRD. Les poursuites judiciaires annoncées lundi soir par l’Agent judiciaire de l’Etat, contre des responsables d’établissements publics pour détournements présumés de deniers publics est un des aspects où ce désaccord  apparaît, au moins en ce qui concerne la forme

Invité de notre émission « Sans Concession », ce mardi 14 décembre, le président de l’UDRG estime que «pour tout ce qui concerne les affaires judiciaires, il faut faire preuve de prudence (…), aller avec l’accompagnement du droit, pour ne pas créer des problèmes à des personnes innocentes ».

Poursuivant, l’homme politique rappelle «qu’il y a eu dégèle, il y a eu des fonds qui ont été utilisés, je pense que c’est trop rapide de considérer que ce sont des détournements de deniers publics ». Et de s’interroger, «s’il y a eu une action véritable pour constater que ces fonds ont été détournés ? ».

Puis, Bah Oury de suggérer que «par rapport à certaines fonctions, il faut éviter de commencer des publications par voie médiatique parce que l’implication peut aller jusqu’à ternir l’image et la respectabilité des personnes qui, en d’autres circonstance, ne pensent pas faire ce qu’on leur reproche ». Avant d’insister sur la prudence et la nécessité «d’avancer sereinement » et de « n’engager une procédure que lorsqu’on est certain qu’il y a une présomption de détournement de deniers publics».

D’ailleurs, se rappelle l’invité de Sans Concession, c’est pour ces raisons que la CORED avait proposé,  « de distinguer les tâches de la transition et les tâches qui nécessitent une durée qui peut aller au-delà de la période transitoire », dans un mémorandum adressé au président de la transition. Et d’expliquer qu’il fallait mettre en place des comités qui travaillent sur les délits économiques et les crimes de sang dont la procédure peut aller au-delà de la transition, «dans le respect des procédures juridiques».

Sur la même question, Bah Oury conseille que «dans le monde d’aujourd’hui, il faut se méfier de la communication ». En tout cas, explique-t-il, «il y a des personnes, de par leurs fonctions, elles doivent être en retrait par rapport à tout ce qui concerne la communication. Parce que c’est des gestionnaires à froid des réalités ». Et d’estimer «qu’Il faut que l’agent judiciaire prenne en compte ces dimensions, parce que si ces déclarations sont avérées peu fondées, c’est un discrédit…»

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