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CRIEF, Alpha Condé, dialogue politique : le leader GéCi fait le procès de la gestion de la transition

Après son coup d’Etat du 5 septembre, la gestion de la transition par le colonel Mamadi Doumbouya reste un défi à relever. En tout cas, les critiques ne manquent pas quant à la conduite de la transition. A écouter Fodé Mohamed Soumah, ni le cadre de concertation encore moins la CRIEF ne rassure. Bien au contraire.

Invité de l’émission « Sans concession » de Guinéenews ce mardi 19 avril, le président du parti GéCi ne manque pas d’arguments pour flétrir les actions initiées par la junte.  Pour le cas de la CRIEF d’abord, le vice-président de l’Assemblée nationale dissoute n’est pas contre le principe de récupération des biens de l’Etat. Mais sur la manière, il dit regretter l’embastillement des gens dont on détient les passeports en plein mois de carême… »

« J’estime qu’en quatre jours, on peut laisser les gens en résidence surveillée, plutôt que d’aller les mettre en prison, se rendre compte que la procédure a été viciée et maintenant jouer aux prolongations… Moi, je pense que la prison est faite pour les condamnées… Je soupçonne des raisons inavouées. Ce qui est regrettable. De ce que j’ai entendu, on a allongé (des mots) détournement, blanchiment, mais on n’a pas sorti une once de preuve. Non, c’est regrettable de jouer la carte de l’intimidation, de l’humiliation et de la pression. Alors que la loi est là pour tout le monde… », a-t-il flétri.

Sur le cas de l’ancien président Alpha Condé, Fodé Mohamed Soumah pointe les mêmes manquements. « Le président Alpha Condé, on lui reproche des choses, instruction, jugement. On ne lui reproche rien, on doit le laisser tranquille », conseille le président de GéCi.

Quant au dialogue politique, Fodé Mohamed Soumah rappelle que ‘’le président de la transition a rencontré toutes les corporations au palais. Au CNT, il y a toutes les composantes de la nation. Raison pour laquelle pour le cadre de dialogue, il est maintenant politique. On demande qu’il y ait le pouvoir, la classe politique et aussi des facilitateurs parce que même si on veut des élections demain, la Guinée est incapable de les organiser, seule. Et c’est ceux qui se bombent le torse aujourd’hui, qui vont s’agenouiller pour demander de l’aide…’’

A propos du dernier développement qui consiste à demander par écrit aux coalitions politiques qui avaient boudé la cérémonie de lancement du cadre de concertation, de faire des propositions sur les étapes clés de la transition, l’invité de « Sans concession » considère que « c’est une manière d’amuser la galerie en ayant en tête le 25 avril, délai fixé par la CEDEAO à la junte. Sinon, les propositions sont sur la table du président de la transition depuis le mois de septembre. Ils ont reçu des mémos de tout le monde.»

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