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CNT, CEDEAO et questions memorielles : la lecture de Jacques Gbonimy, dans « Sans Concession »

Si Jacques Gbonimy ne peint en noire la gestion de la transition par le CNRD et son gouvernement, le président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), vice-président de l’ANAD  n’est pas d’accord avec la junte au pouvoir sur toute la ligne. Il l’a fait savoir dans l’émission « Sans Concession » dont il était invité à Guineenews ce mardi après-midi.
Le retard de la mise en place du CNT (conseil national de la transition), la conduite diplomatique du régime ou les questions memorielles constituent des points de divergence entre le vice-président de l’ANAD et les autorités militaires.

Concernant le CNT, Jacques Gbonimy rappelle que « les partis politiques ne sont que 18% du CNT, parce sur les 81 places, il n’y a que 15 qui reviennent aux partis politiques ». Avant d’ajouter que « prendre les partis politiques pour responsables de toute cette situation, je pense que c’est une erreur parce qu’on peut mettre en place, même partiellement le CNT, avec ou sans les partis politiques en attendant que ce dossier là soit réglé. »

En tout cas, suggère-t-il, « il ne faut pas qu’on trouve des alibis pour retarder la transition », avant de juger que « ce n’est pas bon pour le CNRD, ce n’est pas bon pour le pays ».

Sur le registre diplomatique, « le Mali est en train de nous monter un exemple à ne pas suivre », déclare l’invité de Sans Concession. « Nous n’avons pas à nous mettre contre la communauté internationale », poursuit-il. Et d’ajouter « qu’il ne faut pas les mettre sur notre dos, parce que ce qui est pris comme décision par la CEDEAO, est appliqué à l’union européenne et même aux Etats-Unis ». Expliquant que, « dire que nous allons braver la CEDEAO et faire ce que nous voulons, à partir du moment où nous avons ratifié les conventions, ce n’est pas bon pour nous. »

Abordant le volet mémoriel, M. Gbonimy fait le distingo entre une première partie qu’il loge dans la catégorie des « questions humanitaires qui sont prioritaires pour la réconciliation », et une seconde plutôt polémique. « Concernant l’aéroport et les cases Bellevue… je pense que le CNRD doit se ressaisir par rapport à ces questions qui divisent pour aller vers celles qui unissent… », conseille Jacques Gbonimy qui, en réaction aux propos du ministre secrétaire général de la présidence de la République sur le sujet de l’aéroport, indique que « dans la gestion des questions d’Etat, il ne faut pas braver ».

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