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Circulation nocturne : que voilà une pratique peu courante et porteuse de danger !

L’image que l’on voit là est celle d’un camion semi-remorque qui roule aux alentours de 22 heures sur la RN 5, entre Dalaba et Pita. Sa tenue de route et sa vitesse, pour ne citer que ces deux aspects, ne font l’objet d’aucun reproche particulier. Par contre, on note un fait assez rare à se produire, donc mal connu et pas textuellement répertorié parmi les infractions au code de la route.

Imaginez un camion sur la carrosserie duquel est placée une lampe du type communément appelé LED. Ladite lampe est fixée sous la remorque, juste derrière l’essieu arrière, sur la traverse où est montée la plaque d’immatriculation. On sait que ce type de lampe est très éblouissant et pose beaucoup de problèmes aux usagers qui circulent la nuit.  Il n’est pas homologué par le département des Transports. Mais qu’à cela ne tienne, c’est un accessoire aujourd’hui très en vogue chez les conducteurs de camions, de véhicules légers et de motos. Tous en font grand usage.

Voici donc ce camion qui roule devant nous, cette nuit. Le danger était grand pour nous et le seul moyen de l’éviter était de le dépasser. Ce que nous ne pouvions pas nous permettre, le risque étant élevé, en raison de la visibilité, de la longueur du camion et des nombreux virages à franchir la nuit.

Cette situation a entraîné la formation d’une longue file de véhicules derrière le camion. Tous les conducteurs qui suivaient ont été amplement éblouis et perturbés.  Ils ne voyaient pas bien devant eux.

 Pensez au faisceau de lumière vive qui est étalée sur le sol et sur les flancs du camion, pendant que l’avant de la carrosserie baigne dans le noir et oscille comme un long serpent qui ondule au gré des nombreux virages qui caractérisent cette route.  On imagine bien que cela soit très agaçant à la fin.

Mais comment en finir avec ce gros embarras, tout dépassement étant à exclure, vu les risques encourus ?

Heureusement, le sort n’a pas tardé à nous sourire. Une heure d’horloge après, ledit camion a enregistré une crevaison. C’est cette panne qui nous a sortis de ce supplice qui n’avait que trop duré. Nous avons enfin pu continuer notre chemin avec plus de sérénité.

Peut-on dire que dans ce cas de figure, le chauffeur était conscient du mal qu’il a causé à tous ceux qui se sont alignés derrière lui, à rouler à son rythme ? Nous répondrons par l’affirmative. La lampe est montée à dessein. Elle s’allume en même temps que les feux arrière et le chauffeur sait pertinemment l’effet que cela produit sur ceux qui roulent par derrière. Son comportement est prémédité. A ce titre, il est coupable et condamnable.

Le code de la route nous apprend qu’aucune lumière blanche n’est autorisée à l’arrière d’un véhicule, si ce n’est le feu de recul.  Cela, pour la simple raison que toute lumière blanche éblouit, à fortiori quand il s’agit d’une lampe à l’éclat si  éblouissant.

Pour les gros véhicules, notamment les semi-remorques, il existe un feu spécial placé sur le flanc droit du tracteur. Il sert à éclairer l’arrière de celui-ci, pour des raisons de sécurité (par exemple pour s’assurer de l’état de la sellette, des flexibles, ou tout autre accessoire du véhicule, placé à ce niveau).

Si ce projecteur est utile, ce qui ne se discute point, il faut cependant dire que son usage est réglementé. On ne l’allume qu’en cas de nécessité et seulement quand le véhicule est à l’arrêt, immobilisé. Ce qui donne le temps de faire les contrôles nécessaires et après on l’éteint obligatoirement.

En dehors de ce dispositif, tout autre ajout de lumière qui n’a pas été prévu par le constructeur ni autorisé par la réglementation en vigueur, constitue une infraction.

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