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Célébration de la tabaski : les leçons à tirer de la circulation routière en cette période

Commençons d’emblée par admettre, quoique cela ressemble plutôt à une Lapalissade, que la fête de la tabaski, autrement appelée fête du mouton, est de toutes les autres fêtes musulmanes, celle qui mobilise le plus de monde pour sa célébration. N’est-elle pas celle qui coïncide avec le pèlerinage à la Mecque, cinquième pilier de l’islam ?  Celle qui perpétue le sacrifice d’Abraham, avec l’immolation du mouton qui symbolise la soumission illimitée à Dieu, le Créateur ?

Tous ces symboles s’associent pour faire de cette fête, l’événement le plus grand du monde musulman. Chacun se mobilise pour y participer. Les dominantes de ce jour béni étant, la foi en Dieu, le pardon et le partage, nombreux sont ceux qui cherchent à rejoindre les leurs, au village. Pour entrer en totale communion avec eux, à travers la prière, le sacrifice du mouton, les bénédictions et les offrandes, à l’occasion. Tout ceci explique que la capitale se vide littéralement pendant plusieurs jours, au profit des villes et villages de l’intérieur. Ce timing que l’on consacre à cet évènement religieux prend en compte le délai de route intégral comprenant, le voyage à l’aller pour participer à la célébration et le retour en ville, une fois la fête terminée.

Pendant ce temps, toutes les activités, ou presque, sont au ralenti, pour ne pas dire paralysées. Ce qui impacte négativement le cours normal de la vie quotidienne dans la capitale et même au-delà. Avec les nombreuses conséquences qui en découlent.

Comment faire alors pour atténuer les effets néfastes que cela induit au plan économique et social ? Nous tenterons d’y répondre une autre fois. Pour aujourd’hui, nous nous focalisons juste sur les préalables à satisfaire en vue de s’offrir un voyage pour l’intérieur du pays et sur les phénomènes que ces départs massifs pour la fête entraînent quelquefois, sur la circulation routière.

C’est d’abord à un niveau de saturation assez élevé du réseau routier interurbain que nous assistons. Un état de fait dû à ce qu’on pourrait considérer comme une réelle émigration vers l’intérieur du pays pour célébrer la tabaski. Pour autant, tout le monde admet qu’il n’est pas aisé d’entreprendre un voyage. Que l’on dispose d’un moyen de locomotion ou pas, la condition est toujours la même : il faut se préparer. Et cela exige qu’on se planifie, en même temps qu’on dispose de moyens financiers requis.

Les détenteurs de véhicule pensent à l’entretien de celui-ci, au carburant qu’il faut, aux frais de route et aux risques du voyage sur des routes incertaines et peu familières.

Quant à ceux qui empruntent les taxis et ils sont les plus nombreux, en plus des emplettes nécessaires à s’offrir, il leur faut aussi les frais de route qui couvrent le transport et la nourriture. Cette frange de la population est celle qui est exposée à des difficultés et risques de tous ordres.

Hormis les accidents, ils sont d’abord confrontés à la rareté des taxis. Un phénomène récurrent qui se répète chaque année, sans espoir de solution.  Et s’il leur arrive d’en trouver un, c’est le prix du transport qui les dissuade. Le montant est tout simplement exorbitant ! En tout cas, pas à la portée du citoyen lambda. Un premier écueil. Que faire ?  Que de freins retiennent les candidats au départ, pour la fête au village !

En général, les gens font tout pour franchir ce cap. Ils se retrouvent alors à bord d’un véhicule, sans être tiré d’affaire pour autant. L’engin pose problème. Non pas du point de vue esthétique, mais de celui technique peu rassurant auquel s’ajoute le manque de police d’assurance, plus que certain.  Parfois aussi, ledit véhicule peut être un « clando » ou être conduit par un citadin qui ne connaît rien de la circulation en rase campagne, s’il n’est pas tout simplement un novice, inexpérimenté.

Dans ces conditions, le risque est grand pendant le voyage. Il y a lieu d’insister pour que chacun fasse attention et conduise avec prudence. Il faut tenir compte de la présence des gendarmes sur la route et leur obéir en tout ce qu’ils demandent pour garantir la sécurité de la circulation. Les passagers aussi doivent éviter de mettre la pression sur le conducteur en s’abstenant de l’inciter à l’excès de vitesse, au dépassement dangereux ou à tout autre comportement à risque. En même temps, ils ne doivent pas lui refuser le droit de se reposer ou de dormir quand il le demande.

En somme, il faut toujours que, conducteurs et passagers aient à l’esprit qu’ils vont à une fête. Cela suppose qu’ils adoptent la ligne de conduite qui sied sur la route en pareille circonstance et qu’ils aient à l’esprit qu’ils sont attendus au village. Dans ces conditions, arriver à bon port signifie qu’ils ont un profond respect pour la famille qui les accueille, en même temps qu’un désir ardent et sincère de communier parfaitement avec eux.

Tout cela n’est possible que s’ils évitent l’accident. Agir autrement, en niant toute règle de prudence sur la route, c’est comme refuser qu’il y ait la fête. Puisque tout incident malheureux qui pourrait leur arriver sur la route fait ricochet sur le village qui n’aura plus le cœur à fêter. Tout le monde se retrouve plutôt, affligé par les conséquences corporelles ou matérielles qui en auraient résulté. Si ce ne sont pas les deux à la fois, comme on l’a vu  arriver, certaines fois, hélas !

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