
La localité de Ley-Lagui dans la commune de Thianguel Bori à Lélouma manque d’infrastructures de base. Ici, pas de route praticable, peu ou pas de réseau de téléphonie, des écoles en manque d’enseignants, un système de santé en difficulté et un accès à l’eau qui reste un parcours de combattant.
Dans cette zone rurale, accédé à des soins de santé, trouver de l’eau, la suivie normale des cours aux enfants et ou envoyer un simple texto est un véritable défi. Voilà malheureusement le triste décor que présente cette localité où vivent environ 7 mille âmes réparties dans quatre secteurs.

La route, un obstacle majeur
Il faut tout d’abord affronter la route pour rejoindre Ley-Lagui. Pour seulement 10 kilomètres, il faut des heures pour rallier la localité. Dans des bowés, des roches ralentissent énormément la progression. A celà s’ajoute des collines caillouteuses et des ravinements.
» Ici nous n’avons pas de route. Vous l’avez vu par vous même. C’est un problème majeur auquel nous, habitants de Ley-Lagui, sommes confrontés. Pour aller au centre de la commune, transporter un malade ou acheminer des produits ici nous rencontrons d’énormes difficultés », explique le premier imam de la grande mosquée Elhadj Hambaliou Diallo.
Cependant, pour alléger ces difficultés, chaque jeudi, des braves jeunes se mobilisent pour réparer les points le plus critique de l’axe. Armés de pioches, de marteaux, des houes et même un marteau piqueur, ils affrontent les roches par baliser cette route.
« Il faut que nous nous levons pour travailler cette route là. C’est le seul accès qu’on a. Nous souffrons beaucoup de cette route », se plaint un jeune homme séance tenante.
Quand le téléphone ne passe pas
Ici, la couverture par le réseau de téléphonie reste très faible voire inexistante par endroits. Pour passer un appel, il faut se déplacer vers des endroits les plus élevés.
» Nous n’avons presque pas de réseau de téléphonie ici. Le peu de réseau qu’on a, c’est depuis Yemberein (préfecture de Mali) qu’on le capte. Dans la localité,il y a des endroits où il n’y a quasiment pas de signal. C’est un vrai handicap pour nous surtout à cette époque où tout se passe par le téléphone », regrette Mamadou Oury Diallo un jeune diplômé de la localité.

Se soigner, un autre défi
Le petit poste de santé de la localité est confronté à un manque de personnel soignant et d’équipements adéquats. » Nous avons un poste de santé mais qui manque de personnel et d’équipements. En plus, il n y a pas une sage-femme ici. Nous avons de difficultés de déplacer les patients si cela nécessite une évacuation. Nous sollicitons donc de l’aide pour améliorer la qualité des soins dans notre poste de santé « , confie Diamilatou Bah, habitante de la localité.
Établissements scolaire : des enfants mais en manque d’enseignants
Dans cette localité, les établissements scolaires sont confrontés à un déficit d’enseignants. La localité compte :
» Nous avons des écoles mais qui sont confrontées à un manque d’enseignants. Au niveau de l’école primaire ici, il manque une classe pour avoir le cycle normal. Nous avons dans la localité deux écoles primaires et un collège. Sept enseignants dont trois titulaires seulement encadrent les enfants.
Au niveau du collège ils sont aussi au nombre de sept dont quatre contractuels ».
Accès à l’eau
L’accès à l’eau potable reste le problème le plus délicat dans la zone. Dans certains secteurs les citoyens doivent se déplacer sur des longues distantes pour s’en approvisionner. Et selon la saison, la situation peut davantage se compliquer.
» Pendant la saison des pluies nous utilisons le plus souvent l’eau de pluie à travers des récipients qu’on dispose sur les versants des tôles de nos maisons. Mais pendant la saison sèche, on s’approvisionne à partir de l’unique source naturelle d’eau qu’on a ici. (…). Et cela dans un véritable parcours de combattants. Nous sollicitons de l’aide pour résoudre ce problème d’accès à l’eau potable ici à Ley-Lagui », Souligne Saïbatou Bah une mère de famille.
Faut-il aussi signaler que la localité possède de forages dont un seul fonction à mi-temps et ne parvient pas à couvrir même le 1/4 de la demande.
Ici, dans cette zone rurale, les habitants ne parlent pas nécessairement de gros projets mais plutôt des besoins élémentaires comme des routes praticables, de l’eau, du réseau de téléphonie, des enseignants ou encore des soignants. En d’autres termes,des services ordinaires ailleurs et qui paraissent extrêmement difficiles ici


